‹ Un feu de paille comedie en un acte en proseChapitre 15 sur 45 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

MADAME EALCONNER, JEAN, pulsDARNAY.

.1 E A N , iiiyslcricus(uucnt.

C'cst-il pas VOUS qu’on appelle niatlamc Falconncr?

MADAME FAECONNER.

Eh! certainement j que me voulez-vous?

JEAN

Vous Ôtes toute seule?

MADAME FAECONNER.

Vous le voyez bien.

JEAN

Oli ! qu’ oui, je le vois... elle a beau dire j' suis pas si bête. .

(tppriaiità la croisée de gauche.) Pst! psl!

MADAM E r AECONNER.

Que faites -vous là?

JEAN

J’appelle queuqu’un pour lui dire que vous êtes toute seule.

MADAME FAI.CONNER.

Vous appelez? mais qui donc ?

JEAN

Vot’ mari, dame !

MADAME FALCONN ER.

Mon mari !

JEAN

Faut qu’il aime bon être seul avec Madame.

MADAME FALCONNER

Mon mari?

JEAN

Un bel homme.

MADAME FALCONNEB.

Allons, mon cher, vous vous trompez...

JEAN, apercevant Darnay qui vient tlVntri.r par lu'funil.

Oh ! que nenni, puisque le v’ là.

MADAME KALCONNEH, à part.

Monsieur Darnay !

JEAN, mystcileusîmcnt.

Elle est toute seule.

Imbécile!... sors!...

J EAN.

Imbécile sors... Alt ! oui, oui, bien : sors imbécile. Je m’en y vas, monsieur Falcomier, je m’en y vas.

DARNAY

Monsieur Fal... il me prend donc?...

MADAME FAI.CONNER.

Pour mon mari. Détrompez-le...

DARNAY

Jean!... Jean, quel nom m'as-tu donné, butor?

JE A N

J’écorchc .Monsieur ?

DARNAY

El qui t’a dit (pie je fusse le mari de Madame?

JE^.AN, riant uiaiicmciit.

Ah !... M’sieur!... ah!...

DARNAY

.\li!... quoi?

J EAN.

C’est ben facile à voir, pardinc.

DARNAY

Et à quoi vois-tu cela, nigaud?

JEA N.

Monsieur ne quitte jamais Madame.

MADAME FALCONNER

Vous l’entendez?

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