SCÈNE II
OÙ s’arrête ma belle voyageuse, et où, depuis (juinze jours, je vis près d’elle sous le mpmc toit.
IIF.RM.VNN.
Tu as raison, c’est un roman,
DARNAY
Délicieux!... délicieux mon cher!... Grâce à la vie des eaux, qui semble imaginée pour les amants, je la vois à toute licure, je la rencontre à chaque instant, nous dansons, nous causons le .soir... Elle danse mon cher comme une sylphide, et quand elle parle, sa petite voix, c’est une musique, un chant d’oiseau qui va au cœur.
HERMANN
Quel enthousiasme!...
Oh! s’il fallait m’en séparer, je crois, vois-tu, que j’en mourrais!...
HERMANN, se Icv.int.
C’est à ce point-là I Ah ! pauvre ami, j’en suis ému... A la bonne heure... voilà de l’amour... de l'amour vrai... mais il n’y a plus à hésiter, et puisque c’est aussi sérieux, laisse-moi faire, je t’arrangerai cela.
D A R N A Y, SC levant aussi.
Ce brave Hermann 1... toujours le même, l>on, obligeant..comme au collège!...
HERMANN
Où tu te moquais pas mal do moi.
DARNAY
On t’appelait le vertueux Hermann.
HERMANN
C’est pourtant vrai !...
H y a longtemps.
HERMANN
Di.x ans,
DARNAY
Déjà!
HERMANN
Mais dame ! mon bon, j’en ai vingt-huit.