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nom de la licence—en brisant les vitres et 1 ÿ s - : ; fenêtres du Cabinet de Lecture Paroissial, Pour En aspirant ue Bonnebs se es EL cet attentat odieux, trainé devant le Tribunal da qu But louable, "HRRYOUS mû réellement PRe Police Correctionnelle, voug ÿ avez (6 condam. | #vur où ss pans Ê AON -A-vOñA en drone né comme Vagabond, désœuvré et à, tauché à Y98 Motifs étaient des plus purs,
An à : = Et, cependant, ces lettres que nous venons d'a Ÿ20 d'amende ou 2 mois de travaux forcés, nd is ns nalyser et que nous publions plus bus, ces let. * : . : + , * tres qui sont écrites et signées de votre propre
Vous avez reconnu vous-même que votre sen- main, prouvent d'une manière formelle et positence était juste et que la justice des hommes tive, qu'en cherchant à entrer à Ja co ‘poration n'avait pag frappé sur la tête d'un innocent, car vous cherchiez plutot l'occasion, plus tard, dans votre journal La Presse yous de vous enrichir et de faire voyant écrasé sous le poids du mépris général, de la Corporation,
Vous avez fait une aruende honorub'e aussi solen- En eflet, à peine y avait-il six mois que vous nelle que celle qui étuit exigée autrefois des cou. aviez pris votre siége an Conseil que vous reçu-
le moyen fortune anx dépens
pables què l'on conduisait en chemise sur la tes la visite d’un Pauvre homme, d'uu ouvrier place publique, la corde au cou, la torche au comme la plupart de ceux que Vous meucz aupoing jour Javouer leurs crimes et en demander jourd'hui à leur perte tout en les flattants basse. pardon, z ment. Cet honuète pi] in, possesseur d'une ru carrière à Coaticook, avait entendu dire que la
Etiez-vous sincère alors ? Non, Uno abjecte Corporation avait besoin de pierre, et il venait hypocrisie seule vous avait dicté cet aveu humi vous demander d’user de votre influence comme liant, Car vous ne deviez pas tarder à violer covssiller de ville pour lui faire donner un conde nouveau les lois de votre pays, et les lois plus trat pour la fourniture de dalles, Cet homme sacrées encore de la religion, En effet, peu de n'avait pas fini de vous exposer son humble temps après, vous fondiez une société secrète prière, que déjà vous aviez formé le projet de le
sous le nom de Club St, Jeun Buptiste, duper. Vous le renvoyates avec forces promes- “… ses ; c’est une denrée dont les démagogues de *
votre espèce ne sont jamais avares, Quelques
acolat die lfocé il jours après, vous vous rendiez à Coaticook, pour 116 secrète, liguées par un sermer rilé :
d ee ali L i à d PRUHIORS juger de vos propres yeux de la “sleur de la car.
€ Vous vous fites élire membr : ns CR —
q emore de la corpora rière, Hôte de Jérémie Sinotlte, assis à gon
tion de Montréal : à A : F :
foyer, asile de la misère Patiente, laboricuse, ré.
signée, —entouré de sa femme et de ses enfants,
qui vous regardaient comme un bienfaiteur, que
“ Je, Médéric Lanctot, élu conseiller pour la fites-vous, oh, grand philosophe ; le nère des
cité de Montréal, jure sincèrement et solennel- ouvriers, l'ami des pauvres ?
lement que je remplirai fidèlement les devoirs de Ce que vous avez fait, en cette circonstance,
C'est grâce aux efforts des membres de cette
Une fois élu pour prendre votre siége, il vous a fallu prêter le serment suivant :
nous allons vous le dire, Sous prétexte de favo- ..
riser Sinotte, vous avez spéculé sursonmalheur Eh! bien, Robespierre au petit pied, démocraetenlevé à ce pauvre homme le seul moyen te incorruptible, toi le pur entre les purs, l'ami qui lui restait d'améliorer le sort de sa famille, du peuple, le père des ouvriers, l’homme désintépeut-être le dernier morceau de pain de sesen- ressé Par excellence, l’honnête Président-Trésofants, de ses braves enfunts, ainsi que vous Jes rier de la grande Association, te voilà bel et appelez, avec un raffinement d'hypocrisie, à la bien démasqué. Où iras-tu cacher ta honte fin de chacune de vos lettres. maintenant ?
* Ce mandat de Conseiller de ville que tu avais ; Le ; > obtenu en violant la loi, et que la loi ontragée Encore, si vous aviez respecté la probité de ce v bé en te sonfflettant, qu'en actu fait ? malheureux, Ce n'est pas assez de le ruiner, !* SAS St de î 1 ? ; Vous voulez encore consommer sa perte morale. Tu l'as souillé sn cherchant à pratiquer de cor- IL ne lui reste plus que son honneur d'ouvrier, ot UMOn la plus éhontée sur tes propres collègues. Vous vous efforcez de le lui ternir. Ce n’est pas Encore, si tu avais eu LOPR rs CAR EHON re = ; dans un but avouable et politique, pour épar- 98008 de sa propriété, il vous faut aussi son gner de grands malheurs à ton pays, pour faire . le de no De 5 RAR triompher une bonne cau:ie, CÉPLSN, COUR êté mal, : : : . bien mal, car la corruption est toujours condamdant que vous lui refusez son salaire, c'est-à-dire nable, Mais enfin, l’honorabilité des motifs au. le moyen de rester honnéte homme et de résister
: : rait pu te servir d'excuse, à vos sédnetions, . :
Er c Oh! non, ce n'est Pas pour ton pays, ni pour Malheur à toi Sinotte si tu repousses les con
$ re tes concitoyens, ni pour le droit, ni pour la justiseils pervers du tentateur:‘‘iln ÿ pas un bom- : x : ja F ñ < : ce que tu pratiques la corruption ; c'est pour toi, me dans l’âme duquel ilne lise Jusqu'au fond , i û é FS C'est par égoïsme personnel, c'est par amour de la rien qu’à le regarder.’ . : ; ‘ : ; richesse et du lucre, c'est pour faire fortune, Cette lettre remplie de mensonges et qui se : ; “ Ë : Te Arriver à l’opulence par n importe quel moyen termine par l'offre criminelle de $1000 pour un ; j E à , voilà ton but ; et pour l’atteindre, tu cherches à vote favorable, il faut que tu la Signes et que tu tt : ) : ; ë déshonorer tes collègues de la corporation en l’envoies au conseiller Bowie. j F ) : ; ; - : leur offrant un or.vénal, Cartu n'as pas assez Siton tyran s apperçoit que c'est ce qu'il faut , : : , de cœur pour chercher à gagner ta vie honnêteaussi au conserller Brown, eh | bien tu enverras à : ; ae : ment et par le travail. C'est à la sueur des celui-ci une lettre pareille. Ë : .. Autres que tu demande ton pain.
Bien plus, ton nom, ce nom que tu voudrais x i à Pendant que tu accusais faussement M. Cartransmettre sans tache à tes enfants, il ne 'ap- . 4 < * : £ Re tier de mettre la main dansde coffre de la propartient plus même, Tiens, lis: 4 J'ai écrit en : de de : RES : à » Vince, tu profitais de ta position de conseiller de Votre nom à M. Browa, lui offrant mille piastres” : F ville pour essayer de te faire payer cinquante 2 * * : + :
* mille piastres par la Corporation pour une pro-
Ouvriers de Montréal, voyez par l'exemple de priété que tu avais acquise pour mille piastres, Jérémie Sinotte, l’un d'entre vou Ce que vous
deviendriez entre les mains de ce démagogue astucieux et hypocrite qui n’affecte de soutenir les intérêts du peuple que pour mieux capter ses faveurs, et faire fortune à ses dépens.
Est-ce là votre honnêteté, votre désintéressement, oh! le trois fois intègre président de la grande association !
Electeurs de Montréal, si Médéric Lanctot n’a
Pas su respecter un simple mandat de conseiller Comme Sinotte, un certain nombre d'entre de ville, quel usage ferait-1l donc du mandat
Vous, lui ont donné leur confiance. À sa voix, jen autrement important da membre du parle. ils se sont formés en une grande association, Eh! ment ?
bien qu’a-t-il fait pour eux depuis ce temps-là, — il a perçu sous forme de redevance à la société, une TAXE DIRECTE de chacun de ges membres,
Ea effet on lui paie des impôts à ce démagogue qui crie tant contre les taxes directes, et sa rapacité n'épargne pas même la sébille du pauvre,
Oaivriers de Montréal, si Médéric Lanctot n’a Pas su respecter le trésor de la corporation, ou plutôt votre propre trésor, car après tout ce gont les taxes que vous payez qui le remplissent, que fera-t-il du trésor de la grande association ?
Que dire, en terminant, de l’effronterie d’un homme qui, après avoir eu recours à des moyens
ed, démocras purs, l’ami mme désintéident-Trésovoilà bel et er ta honte
que tu avais loi ontragée as-tu fait ?
iquer la cores collègues.
a corruption pour épar- 8, pour faire ‘ut été mal, rs condams motifs au-
ys, ni pour ur la justist pour toi, mour de la rtune,
quel moyen cherches à oration en } pas assez e honnête- , Sucur deg
t M. Caxde la proiseiller de cinquante une pro- piastres.
intéresseent dela
nctot n’a conseiller | mandat du parle-
ictot n’a tion, ou ce sont ent, que n ?
ie d’un moyens
aussi vils pour faire fortune aux dépens de ses pt assidé de venir visite 4 : uit jours,
concitoyens, ose ACCuser ses adversaires de pra- IT RAD mangea À ma table, fut plein d'étiquer la corruption? gards pour ma femme, caresga mes enfants, m'ac- Que dire d'un homme qui se donne comme le Cabla de A DE a cie A GAItsee Fe
4 À é ; me proposa alors de la lni vendre, Je suisric Le, cEARION des RRPRTe 9 des charretiers hu pars dit-il, j'ai des biens à Laprairie ; j'en ai à Momticulier quand il se fait une fête de faire patir le réal pour répondre. Comment me vendrez vous Charretier qui ira lui demander soc paie ment votre carrière ? Je puis J'aire votre fortune, Je quand il prend tous les moyens pour enfonce Suis le favori du : Maire. Il m'appelle son petit un brave homme du peuple. Baptiste, son petit Jils ; j'obtiens de lui tout ce que
Je veux.
Je consentis à lui donner la moitié de ma mine gratis, plus 100 arpents de terre et le restant de la mine pour $!,000 comptant,
M. Lanctôt m'offrit 8600 comptant et le restant dans quelques mois. J’acceptai, et à force d'instance, il me fit Passer immédiatement une promesse de vente.
Aussitôt qu'il fut rendu à Montréal, il m’envoya télégrammes sur télégrammes pour m’engager à m'y rendre, J'y fus, et il me reçut comme on reçoitun prince. Nous alläm s chez un notaire de la rue Ste, Thérèse et nous passâmes la vente. Quoiqu'il n'eut pas d'argent, il me demanda de lui donner quittance, Car, dit-il, à faut
r ma carrière dans
INTRIGUES ET MAUVAISE ror.
Monsieur le Rédacteur,
Malgré ma répugnance, je cède à l'impulsion de ma conscience et je me sens forcé de faire connaitre un homme qui veut spéculer avec une classe de la société et s’en faire un jouet comme il s’est fait un jonet de moi-même, aussi longtemps que j'ai pu servir ses intérêts. Cette fois, ce nest plus une famille qu'il veut plonger dans la misère ; c’est tous les ouvriers de Montréal que M. Lanctot, comme président de la grande association veut traiter de la même manière qu'il ma traité moi-même dans la transac- que je présente le contrat au maire. J'aurai de la tion que j'ai eue avec lui. Cormaration aujourd'hui l'argent nécessaire et je Comme elle ne me regarde pas exclusivement donnerai ce soir ou demain, mais que les intérêts de la cité de Montréal y 2, Conséquence, il me donna son bon pour
$600 payable à demande et un billet de $400
sont g'avement concernés, je dois faire connaitre les infamies de M. Lanctôt en cette occasion. payable dans 4 mois. J'acquittni donc M. Lanctot, sans avoir eu un sou, Le soir, je lui deman-
Il se dit le père du peuple ; il n’en est que la Sangsue el pour 14 prouver ja vous autorise à dai mon argent, Il me dit que le maire et les conpublier les lettréf ci-jointe ainsi que la déclara seillers étaient des gamins ; qwils n'avaient pas tion qui suit, voulu lui donner d'argent,
Comme homme du peuple, je me borne mein- Je fus forcé, faute de mieux, d'accepter trois tenant à mettre le peuple en garde contre cet in- biliets de M. Lanctot, de manière à ce qu'au lieu trigant qui ruinera les ouvriers trop confiants, de $660 comptant et $400 plus tard, il me don-
Si l’on doute de mes avancés que l'on vienne nait $1100 À crédit, savoir un billet de $400 à me voir à l’hôtel de M. Fabien Villeneuve, No. 3 mois ; un billet de $400 à 4 mois et un billet 151, rue St, Paul, vis-à-vis le marché, où je don- de $300 à 5 mois, Son père était l’endosseur, nerai de plus amples détails. J'allai négocier ces billets à Longueuil. J'en
JÉRÉME Sixorre, Vendis un de 8400 pour $350 à M. Deslaurier : ee. et je devais en vendre un autre à M. Bousquet et Déclaration assermentée de M. Sinotte, prendre pOuS $300 de poèles chez M. Cusson pu pour le troisième, Mais ces deux derniers eurent J'avais acquis une carrière de flugstone à Coa- Îa précaution, auparavant, d'aller aux informaticook de MM. Ricard et Trudeau. tions et quand Je me rendis ponr conclure mon Comme je pensais que cette carrière pourraît Marché, lis me répondirent que ces billets ne vas être utile à quelque chose, j'offris à la corpora. laient nas deux ERpEPEE ee tion de Montréal d’en prendre la moitié pour Je voulus les négocier à Laprairie ; personne rien et de me donner ce qu’elle jugerait raison- n’en voulut, ; nable pour l’autre moitié. Les choses allant trop Je revins à Montréal, fis le tour des banques, doucemen , je résolus de voir personnellement des maisons de courtier et d'échange, on me réquelques membres du conseil et je fus, par hasard, pondit partout que ces billets ne valaient rien. présenté à M. Lanctot, qui me promit de s’occu- = Alors, j'allai trouver M. Lanctot et je lui dis : per de laïchose, Il y eut divers pourparlers. Donnez-moi $500 d'ici à quatre jours comptant, Un jour M. Lanctot m'écrivit qu'il viendrait et je vous remets vos deux billets de $400. lui-même visiter ma carrière dans quinze jours, C'est bien, me répondit M. Lanctot. Donnez. parce que ses occupations ne Jui permettaient moi l’un de ces billets ; je vais le faire escompter pas d’y aller avant. Et pourtan£, voilà que je chez un ami et Vous rapporter vos 8500. M. vois arriver M, Lanctot chez nous le lendemain Lanctot sortit et ja ne revis plus jamais le billet. même. (C'est que le soir même qu'il m'avait A force d'instances, je le forçai, au bout de écrit, M, Lanctot, en sa quaiité de Conseiller de quinze jours, à me donner un reçu du billet qu'il Ville, avait su que le Comité des chemins m'avait enlevé,
Dans les deux mois qui suivirent, il me donna que je disais trop la vérité ; $400, et des effets ou petits montants Pour envi- dommage et que je devrais me tenir sur mes gardes. ron $63 ; mais il prétendit qu'il m'avait donné Quelque temps après, il me paya sur un de ses $500 et que, Conséquemment, il avait droit de billets, la somme de $25. Quand je fus pour chanretirer les deux billets de $400,
d'ioiqne j'eusse ger cet argent, je m'apperçus qu’un des $10 était mis por condition qu'il me payât sons Quatre un greenback. J'allai le lui dire, Il me répondit jours. qu'il le savait ; mais qu'il me l'avait donné comme ange. À l'avuil reçu Il me fit done perdre $2}
que je lu faisais
Je ne pouvais donc consentir à cet arr é £ j AE F ment et je tentai un dernier effort pour négocier Après avoir relu cet exposé des faits, je le déle billet de $400 qui me restait, Jallai à Lon. clare conforme à la vérité. £&ueuil, chez M Patenaude, fibergiste, et je le Ini Assermenté pardevant } vendis 850, Il mo donna 830 comptant et alla moi, ce vingt-neuvième U Jénéue Sinorre à Montréal chez M. Lanctôt pour avoir le reste, jour du mois d'Aout, mil SRE : :
car ce monsieur l'avait Chargé de racheter ses huit cent soixante-et-sept, ] billets au rabais. Patenaude Jui dit qu'il l'avait
payé $100. M. Lanctot le sut, se facha et ne JB, An à voulut pas recevoir le billet, disant qu'il l'avait Juge de Paix, payé,
Voyant que les choses allaient si mal, je fis = Un autre marché sous seing privé avec M. Lanc- à rer tot, par lequel il me donnait deux billets de LETTRES DE M. LANCTOT A M. SINOTTE $200 nn de 8100 et $100 Comptant, et je lui re- re Mettais non seulement les anciens billets, à l'exception d’un de $300, mais je lui donnais des AVantages considérables dans d’autres affaires OHer Monsieur,
J'ai donné un de ces billets de 8200 à M. Quevillon, qui n'a rt n retiré,