‹ Un gendre en surveillance comedie en un acte, melee de chantsChapitre 9 sur 27 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

BARADUC, EDMOND, puis ZÉMIRE.

EDMOND, entrant babillé, première- porte à droite, précédé par Jean, qui sort par le fond et ferme la porte *.

Encore vous, beau-père?., ce n’est pas qn reproche, mais...

BARADUC, froidement.

Oqi, Monsieur; vous avez tenu à ce que j’^ppprlasse des preuves...

EDMOND

Eh bien ?

*E.Ba. ,

SCtNB VH,

sM

BARADUC

Eh bien ! j’en apporte... d’irrécusables ! » ;t ; .,?[

EDMOND

Ah bah I i . j . 7 . • ••!> -I . •! .. f

BARADUC, tirant la lettre de sa poche.

Vous allez m’expliquer, sans do^te... , ; : rui n**l'

ZÉMIRE, entrant rivement, première porte adroite*.

Ropjûur, pae* !. ... i •• •

BARADUC , cachant la lettre.

Ma fille! pas devant elle!,, elle en mourrait ! .

EDMOND. .-•••/loi: i ><

Voyons, beau-père ? *

■ t •* . .» lARAPM. . .: !*1 . . ç U<\'

Chut ! taisèz-vous donc ! c,.,

*■: Qu’y a-V-il?

BARADUC. T

ftien!„ pqus causions du boulevard de Sébagtopph •(«<, i

ZEMIRE.

.. Vpfts £te§ ddjâ ¥e»u ce matin? ; i .. ♦ . t

i( ^ Jl EDMOND. > ij «•:!»■'. ,i t‘l -

cefite puHi . u , : ; , , ..... • t *• <o

ZÉM1RE. ; *•* , - »

11 s’agissait donc d’une affaire; bien importante?

il •>}• -fn -.••!» ::! ■■ fiARAqpÇf , ' ,ja,|’..v **»•». 1- •

Du bopt,.. je venais simplement savoir des nouvel lpg do votre santé... en sortant de !a,Bourso... ... . .7

EDMOND

* A six heures du matin 1 •••.V'd» *■ » i> • • ». > : '

. af#ADuc. ; ,, . .1

C’est-à-dire... Mais taisez-vous donc !

ZEMIRE v % • . ;

Comment pourrions-nous ètro malades, noos sommes si heureux ! (a Edmond.) Tu ne m’as pas encore embrassée,

BARADUC, arrêtant sa fille au moment où Edmond va l’embrasser, et l’embrassant avec effusion.

Ah ! pauvre enfant! pauvre enfant !

ZEMIRE.

Qu’avez-vous donc... vous soupirez?., est-ee que vous doutez encore de notre bonheur?

EDMOND

Oui, beau-père... est-ce que vous doutez?.. (11 embrasse zéraire.) 1 ‘ ‘

BARADUC

Moi ! oh! grand Dieu! (Bas à Edmond, au-dessns de la tète de Zénire.) Monsieur, nous causerons tout à l’heure 1

* E.Ba. Z. ...IX"

** E. Z. Ba. '» A "

ZÉXIRE.

Ûein? - '

BARADUC

Rien... Je dis : Nous causions tout à l’heure.

ZÉMIKE.

Mon mari est si bon pour moi!

BARADUC, d’un air conlraint.

Oui... sans doute... ce brave Edmond !... je l'aime comme un fils.

V ZÉMIRE

C’est pour cela que vous ne l’embrassez jamais.

' BARADUC

Moi?... oh! nous ne nous embrassons pas... parce qu’entre hommes...

ZÉMIRE, faisant passer Edmond *.

Voyons !... embrassez-le ! je le veux... pour me faire plaisir!

EDMOND, à part.

Comme ça se trouve! (ouvrant les bras.) Allons! beau-père!

BARADUC

Comment donc!... ce brave Edmond ! (bas à Edmond, en l’embra*sant.) Nous causerons tout à l'heure, (a part *\) Il sent le patchouli ! i Embrassant sa fille, a part.) Ma fille ne le sent pas! pauvre enfant*”! v

ZÉMIRE

C’est que vous ne pouvez pas vous figurer la douceur de notre ménage... c’est toys les jours une surprise, ou une fête nouvelle...

Air : Dans un amoureux délire (Joconde). / •

Je ne vis que pour lui plaire!

- EDMOND. * * •-

Sa tendresse est tout pour moi !

ZÉMIRE

Son bonheur est ma chimère !

EDMOND

Et le sien, ma seule loi!

ENSEMBLE. ’

■ > Ah! c’est le bonheur suprême

De se dire nuit et jour :

Le cœur de quej'aime

Sait me rendre amour • * Pour amour!

BARADUC, à part. * . » ‘

A-t-elle un bandeau, la malheureuse!

** Z. Ba. E. j ■ • >

*** Ba. Z. E.

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