‹ Un gentilhomme de grand chemin (volume 4)Chapitre 11 sur 11 · UN GEMILHOMME · texte numérisé non relu

UN GEMILHOMME

niée — reprit le jeune homme — jurezmoi que vous n'avez jamais douté!, que vous n'avez jamais cru que celui à qui vous avez donné votre cœur, fût infâme...

— Jamais... je vous le répète... — ma raison se troublait... — par instant, mon épouvante allait jusqu'au délire , mais j'étais sûre de vous!..

— Oh ! merci!., merci cent fois!..

Et Denis — saisissant entre les siennes les deux blanches mains de Marguerite, — les couvrit de baisers...

Pendant quelques secondes, la jeune fille s'abandonna à une muette extase.

Mais, tout à coup, elle jeta un cri perçant.

DE GRAND CHEMLN. 301

Denis, de son côté, ne put s'empêcher de tressaillir et de mettre la main sur la garde de son épée.

Un bruissement sourd de branches froissées et de feuillages agités, venait de se faire autour d'eux.

Soudain, plusieurs troncs d'arbres semblèrent se dédoubler et des formes humaines tranchèrent sur l'obscurité et enveloppèrent les deuxjeunes gens dans un cercle vivant.

— Nous sommes perdus ! — murmura Marguerite à demi évanouie, en cherchant un refuge dans les bras de Denis.,

Ce dernier tira son épée. '

— Arrière ! — s'écria-l-il , — arrière

302 tîN GENTILHOMME DE GRAPÎi) CHEMIN.

qui que vous soyez ! le premier qui s'approche est mort!..

Mais la pointe menaçante de son arme se baissa aussitôt.

Une voix bien connue venait de murmurer à son oreille :

— Silence, capitaine !.. je vous sauve !.. c'est moi !... Roncevaux !..

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