Lettre du 10 septembre
2. Article premier. — Le territoire connu sous le nom T. O. E. Est est administré par un Administrateur en Chef et des Directeurs. A chacun de ces Directeurs sera confiée une section des affaires de l’Administration. Un Conseil, appelé « Conseii des Directeurs », sera formé pour traiter toutes les importantes questions de l'Administration.
Art. II. — Les Directeurs mentionnés à l’Art. I sont actuellement : le Directeur des Services intérieurs, le Reiss Diwan ech chora el Harbi (en attendant la nomination d’un chef Gu Département de la Guerre), le Directeur de la justice, le Directeur de l’Instruction Publique, le Président du Conseil d'Etat
Art. III. — Chacun des Directeurs expédiera régulièrement celles des affaires de son Département qui sont de sa compétence, conformément aux lois et règlements en vigueur. Il soumettra les autres à l’Administrateur en Chef qui, après les avoir soumises à l'examen du Conseil des Directeurs, les transmettra au Cômmandant en Chef, pour décision, si c’est nécessaire.
Art. IV, — Les articles mentionnés ci-dessus entreront en vigueur à la date de la première réunion du Conseil. -
Ge texte est susceptible d’être complété ou amendé avec l’approbation du Commandant en Chef,
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Le Commandant en chef, tout en sanctionnant dans l'Administration de la zone Est des changements de formes qui pouvaient apparaître désirables, limite étroitement les pouvoirs du nouveau Conseil, dont la présidence incombe, non plus à l’Emir, mais à l’Administration en chef, agent direct du Quartier général.
La tentative de réforme faite par l’Emir Fayçal en plein accord avec l’Administrateur en chef ne se traduisait, en théorie, que par une réduction sensible des pouvoirs de l’Administrateur en chef, maintenant flanqué d’un Conseil des Directeurs, et que par la confirmation de l’effacement de l’Emir Fayçal en matière administrative.
En fait, cette tentative ne devait pas être sans résultat ; elle marque une nouvelle étape dans la voie de l'indépendance de la Syrie intérieure.