‹ Un grand criminelChapitre 19 sur 54 · ACTE I, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XI

lîOXNICHON.

THEODORE

Mon ogre de Corse!., il est ici !.. Je l'ai re- | connu à scs petites affiches... 11 a dégradé ma clôture avec ses instnuuens.

THÉODORE

Il serait possible!

B03MCIIO**.

Voilà son poignard !.. Je le carde... c'est loueurs tin de moins!

i il ko po i,:.

Mais l'homme dont je tous parle vient u >ur affaires.

RONNICIION.

C'est un piège grossier !

THÉODORE

Et puis i! a l'air si doux, si lion enfant !

DOS MC non.

Voilà l'écorce !.. voilà l'écorce de ces gens-là!

THEODORE

Ait du TiudciWle d s Frèrrt île Uj.

Vous vous trompez, patron, soyez tranquille, Oui , ses projets doivent vous rassurer. Jl vient, je crois, s'établir en celi" ville, Dans le commerce, enfin, il veut entrer.

BONMCIIO.V.

Dans le commerce, il dit qu'il veut entrer, Pour l'abuser, le drôle a su te faire Un culcmbourg des plus outrecuidans , A son poignard, je vois de quelle manière Il \eut entrer dans !c corps des marchands.

Rentrons, le grand air m'indispose.

THÉODORE, à part.

Diable! empèchons-Ie!.. (Haut, le retenant.) dardez-vous-en bien!., ce serait une imprudence!.. Vous êtes moins en sûreté chez vous que partout ailleurs.

I50NNICHON.

Je goûte peu ce paradoxe.

THÉODORE

Si vous rentrez, vous êtes perdu !

BON.MCIION.

Mais , si je reste . je suis mort.

THÉODORE

La peur vous égare... Admettons que a soil

votre ennemi, il va s'embusquer à votre porte... vous n'oserez recevoir personne... il faudra

donc vous calfeutrer chez vous toute la vie

C'est absurde !

BONNTCIION.

Et malsain , je ne dis pas non.

THÉODORE

Tandis que dehors, qu'est te que vous risquez.' Il ne vous a pas vu, il ne peut pas vous reconnaître.

BONNTCHON.

Au lait, il ne me connaît pas... >i j'allais rejoindre ma soeur che/ -a tante Grandis?., il ne viendrait pas me cherche! là!

J'aperçois mon homme.

(Ciraati entre.)

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