GIRAUD, THÉODORE
GIRAUD et THÉODORE , riaut tout bas.
Ah! ah! ah! ah!
Il parait que ça marche !
GIRAUD
Il a une peur magnifique ! Mais, sais-tu que je me suis prêté bien légèrement à cette plaisanterie? Moi, qui viens ici pour m'établir, pour me marier... je débute par une folie... Mais, enfin, quel est ton but?
THÉODORE
De forcer M. Bonnichon à quitter cette ville... et je le connais, demain, il prendra la poste... il fera une absence de quelques mois; sa santé y gagnera, et mon amour aussi. Pendant son voyage, je ferai bien du chemin.
GIRAUD
Je le souhaite; mais, à présent, qu'il est enfermé chez lui, du diable si tu l'en fais sortir!
THÉODORE
C'est vrai , pour le tirer de là , il faudrait une machine de la force de trois cents chevaux.