‹ Un grand criminelChapitre 37 sur 54 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, LLCJLE*.

THÉODORE

En attendant, vous allez paraître devant le jqge,

BONNICHON

Je l'attends, ce gros juge, car il est gros. J'ai dîné avec lui... Et maintenant (pie mon cauchemar n'est plus là, je dévoilerai toute la ma chine... Orgauede la loi, dirai-je en souriant. 01 m'accuse (I avoir occis le sieur Bonnichon. J*j consens, je le veux bien... Il n*y a qu'une petite dilliculté... c'est que défunt Bonnichon n'est pas mort... Le voilà!., c'est moi !.. Je suis à la fois rajsajsJD et la victime... Arrangez ça, «^

M. Théodore?..

Et après ce qui

LUCILE

Ah ! vous êtes encore là , Mon père cause avec ses amis.

S'esl passé tout à l'heure, je craignais.

THEODORE

Quoi donc, Mademoiselle?

LUCILE, apercevant Bonnichon.

Ah ! mon Dieu! Cet homme, c'est le criminel?

THÉODOBE . basa Lucile.

N'awzpas peur! il a de bons uiomens!., Quand il n'assassine pas, il est très doux,

Litçà'.ir, Lucilf, Bviiniclijn»

1t. IN GRAND CRIMINEL.

MNKICHOX. »#>inronstans!.. Muis ( -*«*st un défaut que je dé-

Mademoi>rlle semble effrayée... AuraN-je l'in- teste... un défaut que je lui pardonnerais moins

qua tout autre.

convenance de lui porter sur les nerfs"

LUCILE

Dame! c'ost bien lait pour ça... un meurtrier'., l'assassin de ce pauvre r.oimirhou !..

nONMillON.

\ mis vous intéressiez à rc misérable?

I 1 i II. F.

Oui, certainement , et beaucoup... D'abord. rAHail mon prétendu.

MMfiCRON.

I sl-cc que vous le trouviez joli garçon ?

LUCILE

Mais il n'était pas mal.

THÉODORE, bas. I Ludle.

N 'allez-vous pas faire son éloge.' ii cile . bas, a Théodore.

I uisqu'il est mon!

BOXIfICHOlf.

le » 'on viens qu'au physique... mais au moral... il avait un caractère...

LUCILE

Excellent, Monsieur, excellent... lui, si bon! si doux! si honnête! et je suis sûre qu'une femme aurait été très heureuse avec lui. nÉODOlB, bas, à Lucile.

Peut-on mentir comme ça!

lucile, bas. à Théodore.

Puisqu'il est mort !

BOKNICBOIf.

Ainsi, vous l'auriez épousé spontanément?

LUCILE

La preuve . c'est que tout était arrangé avec mon père, et sans le malheur dont vous êtes cause...

r.ov\ ir.no> , ;i pari.

Décidément, elle m'adore!

THEODORE, 5 pari.

Ah! la perfide !

BOXKICnON.

Eh bien ' console; vous , gémissante colombe, tout n'est pas déses léré.

I i ' ILE.

Comment ?

IlONMCHOS.

J'ai lieu de croire Djac BOBnichon n'est pas aussi feu qu'on le suppose.

Il CILE.

Lui'1.. O'iVsl ce que ça signifie?

li.l.VMUIOX.

Qoe bientôt, pent-étre, il pourra vous rassurer lili-IUi 1 » I • *

i.l CILE.

Nom, Monsieur, non, ('est impossible!

BOXRICHOff.

Impossible!

il I ILE.

M. Bonnicbon cm mort, c'esl convenu !.. Il h'.i pat rét lamé. .. " i je lectnnais, voyez-vous, il in ji raisonnable pour changer comme i ■> dldéc o"iin moment à l'antre.

noKxtciioiv.

'•la.s, [i ii.ii.ni , vil revenait ?

l.l CILE.

IIONMCHON.

Et vous ne l'épouseriez plus?

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