AVANT-PROPOS
Et comme si cette guerre effroyable devait mettre à nu non seulement le fond des âmes, mais le fond des races, Albert de Alun a eu ce glorieux privilège, de représenter, ^incarner, de symboliser l'âme frcmçaise et la race française. L avenir dira sans doute : « UAllemagne a eu Maximilien Harden ; la France a eu Albert de Mun, Que Von compare I î)
Versailles, janvier 4948,
Victor GiRAUD.
« Demeuré soldat, sous son vêtement d'homme de lettres, par la double vertu du souvenir et du sang, il laissait déborder, dans sa passion pour ia grandeur nationale, cet idéalisme et cet enthousiasme dont son âme enfermait la source. » {Réponse au Discoro^s de réception de M. Hcnrt de Régnier.)
C'était un croisé. Tel nous l'avons connu, dans les derniers mois de sa vie, nous versant le cordial quotidien de sa générosité, de son ardeur, de sa double foi patriotique et religieuse, de son infatigable espérance, tel, au fond, il a été, toujours. D'une guerre à Tautre, il aura été le champion d'une seule et sainte cause. D'abord par Tépée, puis par la parole, et enfin par la plume, il a vécu et il est mort en combattant pour elle.