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divines, caduques et temporelles, il jouit de la société des unes et des autres, et étant enflammé du désir des choses hautes et sublimes, il doit fort peu suivre les choses viles, basses et déshonnêtes.…. »
Voyons maintenant quelle est la place de la médecine parmi les arts humains.
& D'abord, la contemplation de Dieu et des choses divines est jugée la plus sublime parce qu'elle s'occupe entièrement de la considération des choses qui sont les meilleures.
Parmi les actions humaines, celle qui s'occupe de la contemplation de l'homme paraîtra être !s plus noble, la plus libérale et la plus honnête, et par contre toute sorte d'Industrie des commerçants deshonnête et sordide.
Mais quel est parmi tous les arts celui qui semble emporter le prix et avec l'aide duquel, renfermés dans les liens du corps, nous pouvons passer ei mener une vie heureuse et tranquille ? La shnple connaissance de la nature ne plaît nullement à Tullius Ciceron, car il ne la croit que fainéante, làche et entièrement défaillante, si elle n'est propre et disrosée pour lutilité des hommes et pour conserver lcur société, Et si vous ne considérez point toutes les commodités, facultés et richesses de tous les arts, il n'est rien de meilleur, dit-il, rien de plus souhaitable, ni un don fait au genre des hommes plus excellent que la Médecine,
« Car si la vie est très chère à tous les mortels,
et si la lumière en laquelle nous vivons et respirons
Mec:
est à souhaiter sur toutes choses, si par elle nous jouissons entre nous d’une douce et aimable conversation, el si c'est un très excellent don et présent fait aux hommes, l’art qui la concerne, qui la maintient et qui la défend, comment ne peut-il pas être le plus excellent de tous ? Et
Qu'est-ce que l’homme peut plus désirer et souhaiter que cet art qui chasse et bannit bien loin les ennemis les plus cruels du genre humain, c’est-à-dire les maladies et la mauvaise santé, qui maintient très longtemps la vie exempte de toute douleur et de toute langueur ?
, Gest pourquoi donc, qui peut secourir Ceux qui sont tombés dans ce danger et dans ce péril, bien au contraire qu'il encoure leurs mauvaises grâces, se rend leur très cher ami et même, comme dit Hippocrate, ils l'honorent ainsi qu'un Dieu. » ‘e
Eloquent plaidoyer d’un médecin philosophe ei moraliste à la fois, écrit dans un style digne de Cicéron. ,
Et maintenant, le programme des connaissances médicales
« La médecine recherche la composition des aliments, des propriétés et des vertus des animaux et des plantes, autant qu’elles sont utiles ou pestilentielles pour l’homme, et s’élevant plus haut, elle ubserve les roulements des cieux et des astres et les influences qui en proviennent et qui gouvernent ce bas monde. »
Comme l’on ne peut point acquérir la science et
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la connaissance de ces choses sans un bon raisonnement, qui niera que l'étude des Mathématiques et de la Dialectique ouvrent Te chemin à la Médecine ? et que la Fhétorique et la Grammaire ne sont pas également nécessaires ? C'est pourquoi le médecin les apprendra toutes.
Que personne ne tente d'aborder la médecine s'il ne s'est pas auparavant bien exercé dans ces sciences et s’il n'est bien imbu de toutes ces connaissances.
Le programme de la médecine renferme en effet la science de la nature et les vertus de toutes choses afin de s’en servir pour le salut de l’homme. C’est l’art destiné à conserver la santé du corps humain et à en chasser et guérir les maladies. Grâce à la raison, elle rend tout ce qu’elle considère propre à l'utilité des hommes, et pour cela il est convenable de l'appeler « l’art universel ».
De même qu'il est important à tout ouvrier de connaître la matière qu'il traite, de même il est
important au médecin de connaître le corps humain.
Division de la Médecine en cinq parties
La première sera celle appelée PHYs10LOGiE ou discours de la nature humaine, qui explique entièrement la nature de l’homme sain, toutes ses facultés et ses fonctions.
En second lieu, la PATHOLOGIE, ou discours des maladies, qui enseigne les maladies et les affections
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qui, outre nature, peuvent survenir à l’homme, et quelles en sont les causes et les signes.
En troisième lieu, le PROGNOSTIQUE, qui traite des signes des maladies par lesquels les médecins prévoient les choses futures, la cause des maladies et cuelle en sera l'issue.
En quatrième lieu, P'HYGIÈNE, c'est-à-dire le régime de vivre qui concerne la santé du corps entière et parfaite et empêche qu'il tombe dans les maladies où il était proche de tomber, et ordonne aux malades la manière de vivre propre et nécessaire,
En cinquième lieu, la THÉRAPEUTIQUE, qui chasse la maladie du corps par l’usage et l'application des remèdes salutaires et qui rend la santé.
Les trois premières s’occupent de la connaissance des choses qu'elles considèrent ; les deux dernières consistent entièrement dans l’action. D'où certains cnt réduit ces cinq parties à deux : la THÉORIE et la PRATIQUE, qui comprend elle-même la DiÉTÉTIQUE, la PHARMACIE et la CHIRURGIE.
La Physiologie de Fernel
C'est à la fois une Anatomie et une Physiologie.