LA PATHOLOGIE DE FERNEL
LES CAUSES DES MALADIES. — L'enfant, dans le sein de sa mère contracte déjà des dispositions à certaines maladies en rapport avec celles de sa mère, d'où, ajoute Fernel, « ce serait un grand progrès s’il n'y avait que des gens sains qui avaient des enfants, de même que le laboureur choisit le meiileur grain pour semence ».
Il est des causes de maladies que nous ne pouvons éviter : l'air, les aliments, les accidents.
L'air maintient la chaleur du corps par le pouls des artères, et celle du cœur par la respiration. Il est presque seul auteur des maladies aiguës; par le changement de temps ou de saison, la chaleur, l'humidité, les vents enflamment les esprits, brülent le sang et les humeurs, augmentent et irritent la bile.
L'air peut être infecté par l'influence des astres et provoquer des maladies pestilentielles : le charbon, ic bubon de la peste, ou d'autres maladies qui n’attaquent que la peau, comme la rougeole, la petite vérole. |
L’excès de mouvement ou de repos, les passions de l’âme sont aussi la cause de maladies.
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Fernel insiste sur l'importance des symptômes et recommande de bien examiner les malades. | « Prenons par exemple quelqu'un qui se plaigne d'une difficulté de respirer : il faut chercher si le gosier est entaché de quelque vice particulier, puis la trachée-artère. S'il n’en paraît rien en cette partie, on doit rapporter la cause de cette courte haleine aux . poumons ou à la poitrine ou au diaphragme, quand il se fait un certain bruit en respirant et que la toux est importune sans sentiment de douleur, le mal est dans le poumon. »
Voilà bien là une ébauche d'exploration pulmonaire.
Du Pours
Le pouls est un mouvement du cœur et des artères qui sert à modérer la chaleur naturelle, mouvement constant de systole et de diastole.
La diastole ou relâchement, est le mouvement par lequel l’artère s’enfle et s’élargit de tous côtés afin qu'ayant ainsi attiré l'air et le sang subtil elle tempère la chaleur naturelle et fournisse la nourriture aux esprits.
La systole ow contraction est ce mouvement par lequel l'artère s'abaisse, se rétrécit, de façon que les esprits chassent cette suie qu'ils ont amassée par diastole.
Quand le cœur est accablé :de quelque mal, le pouls devient rapide pour repousser le mal qui lof-
fense.-Les variétés du pouls représentent les empê-