‹ Un grand Médecin du XVIe siècleChapitre 37 sur 39 · ORNE · texte numérisé non relu

ORNE

Cardan à tous ces intervalles de l’Université, ne fit qu'un simple et petit clin de tête, à la mode de son pays, qui ont, ce disent-ils, mais on ne les peut croire, plus en leurs magasins qu’en leur boutique.

Ce fut pitié d’ouir les plus jeunes sur la doctrine des Grecs, Arabes, des Latins tant vieux que nouveaux.

Fernel, lors estimé en toutes leurs écoles le plus fin pionnier et fossoyeur aux creux de la médecine et philosophie, Y apporta tout lapparat el ce qu’on pourrait dire. Sylvius en son ordre, avec sa facilité de langage latin qui l'avait rendu admirable partout dit aussi des merveilles,

Mais Cardan opinant le dernier, el sans autre propos, et faisant la révolution de telle de sa docte délibération, ayant bien choïsi et élu le nœud de la maladie, dit seulement : Ha besougna d'ono clystere.

Cette troupe médicinale, mécontente au possible, disait : Cardan vaut mieux de loin que de près, minuit praesentia famam; et ui disait de son côté : Ingannali tutti los pedantes, io sono medico non di parola, ma deffeto. »

Ce récit nous donne une parfaite idée de ce que devait être une consultation médicale au ter:ps de Fernel.

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