‹ Un grand Médecin du XVIe siècleChapitre 39 sur 39 · STORE · texte numérisé non relu

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assujettit tout à ses lois, qui ébranla le galénisme jusque dans ses fondements.

Si quelque médecin résista aux doctrines de Paracelse, s’il y en eut qui ne furent point éblouis par ses paradoxes hardis et par ses découvertes, qu'on ne pouvait méconnaître, ce furent en partie des esprits paresseux et timides, obligés enfin d'abandonner ce Fernel, lorsque la circulation du sang vint répandre sur la médecine un jour éblouissant.

J'aurai voulu, dit cet historien, que Fernel ait eu tous ces matériaux à manier; quelle différence de son style à celui de nos faiseurs d’institute ! Quoi qu'il en soit, Fernel ne fut point un génie créateur, inventeur, destiné à réformer l’art : il l’embellit de l’ouvrage le mieux fait qui ait paru. Il fut un peu trop enfoncé dans l'école : il en éclaira les dogmes, jusqu’à lui obscurs, trainants, mêlés de toutes les fadeurs de la dialectique.

Fernel s’attacha au char pesant des Arabes et des sectateurs corrompus de Galien; mais il fit un corps élégant de leur doctrine fastidieuse,

Les modernes ont pris de lui l'ordre et la clarté; il n’en est point qui ait pu en saisir le style et l’expression. Il a fourni quelque chose à l'extension et au développement de toutes les nouvelles sectes qui ont pris naissance dans la chimie et dans la circulation du sang; il a toujours été d'un grand secours à ceux qui ont enseigné la médecine; ses ouvrages seront à jamais une sorte de code du dogme, ils seront toujours supportables et toujours lus.

Ils serviront de guides à ceux qui entreprendront de réduire la médecine à des principes généraux et à la traiter suivant les vœux des dogmatiques ; c'est ainsi que le fond des opinions de Descartes vieillira, mais que sa méthode ne cessera point d’avoir tous les agréments de la nouveauté.

Il fut le plus grand, le plus élégant des régents où des professeurs : une école faite pour instruire la jeunesse des éléments du dogme ne saurait choisir un meilleur modèle, »

Fernel avait eu de son vivant l'honneur fort rare de voir ses œuvres commentées et enseignées à l’égal de celles des Anciens. Elles furent tenues en haute estime longtemps après lui et jusqu'au cours du xvure siècle gardèrent une place importante dans la littérature médicale.

C'est pour toutes ces raisons et pour le mérite de sa vie laborieuse que nous avons essayé de raviver la mémoire de ce grand maître.

Vu Bon à imprimer : Vu et PERMIS d'imprimer : Le Président de Thèse, Le Recteur de l’Académie de Paris, MÉNÉTRIER. APPELL.

Vu :

Le Doyen,

ROGEFR.

FERNEL. ŒUVRES MEDICALES"

De naturali parte medicinæ libri septem. Paris, 1542.

De vacuandi ratione liber. Paris, 1545.

De abditis rerum causis libri duo and Henricum Franciæ regem. Paris, 1548.

Jo. Fernelii Medicina. Paris, 1554.

Ce volume comprend trois parties 1° Physiologiæ libri septem; 2° Therapeutiæ sen medendi ratio; 3° De purgandi ratione.

Jo. Fernelii ambiani universa medicina tribus et vigintis libris absoluta,

Studio et diligentia Guil. Plantii cenomani postremum elimata. Paris, 1567.

Therapeutices universalis, sen medendi ratio libri septem. Lyon, 1569 (Trad. franc., Dutheil, Paris, 1648).

Jo. Fernelii consiliorum medicinalium liber ex ejus adversariis quadrengentarum consultationem selectus. Paris, 1582.

Jo. Fernelii febrium curandarum methodus generalis, nunquam ante hac edicta. Francfort, 1577 (Trad. franc, : Ch. de St-Germain. Paris, 1655).

De luis venerae curaltione perfectissima liber, nunquam ante hac edictus, Anvers, 1579,

(1) D'après GOULIN,

Jo. Fernelii pathologiæ libri septem (nova éditio emendatissima). Paris, 1638 (Trad. franc. : A. D. M. Paris, 1655).

La chirurgie de Fernel (Trad. franç. et notes par Semon

de Provanchières. Paris, 1579).

Pharmacia Jo. Fernelii cum Guil. Plantii et Fr. Saguyere scoleis : in usum pharmacopærum nunc primum edicta. Hanau, 1605 (7° livre Thérapeutique de Fernel).

Monalosphærium partibus constans quatuor. Paris, 1526.

De proportionibus libri duo. Paris, 1528.

Cosmotheoria libris duos complexa. Paris, 1528.

On peut consulter sur le mérite de ces ouvrages l’histoire de mathématiques de Montucla,

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