‹ Un grand ministre de la marine, ColbertChapitre 15 sur 15 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

législatifs, rOrdonnance de 1681 et le Gode Noir. Aux navigateurs jusque-là tributaires de l'empirisme des pilotes, il fournit des cartes et des instructions précises auxquelles collaborent trois établissements créés par lui, l'Académie des Sciences, l'Observatoire, le Service hydrographique, et que divulguent dans chaque port des maîtres d'hydrographie. Des conquêtes de la science ou des armes, l'Académie des Inscriptions, autre création de Colbert, burine le souvenir. Et tout cela survivra. Car le propre de Tœuvre ministérielle, c'est la pérennité ... à une exception près. En pohtique, a dit un illustre maître (1), en économie politique plutôt, * Colbert a eu la vue intense, mais immédiate et courte des myopes. »> Il s'est trompé dans la conception d'un impérialisme mercan-

[^ <.<>nciu.siori d un article de M. E. L.wissE sur Colbert, inUmdant de Mazarin, dans la Revue de Paris de septembre 1896, p. 20.

tile qui répondît à l'axiome royal: « L'État, c'est moi. » Étatiser les manufactures, substituer aux initiatives privées les Compagnies à monopole sous la tutelle ministérielle, c'était « vouloir forcer la nature qui est toujours la plus forte. » L'esprit alerte d'un Béarnais le traduisait à Golbert sous forme d'un paradoxe : « Nous ne connaissons pour règle que l'honneur, la passion ou la fantaisie, sans que la raison y aie jamais de part(l). »

Entendez par là que le génie de l'organisation n'est pas tout. Dans un pays exempt d'esprit de caporalisme, il ne suffit pas d'agir à coups d'ordonnances pour qu'il y ait coordination de tous les efforts, il faut qu'il y ait à l'œuvre commune libre consentement de tous.

(1) Le comte de Guiche à Colbert. Saint-Jeande-Luz, 12 février 1671 (Depping, t. Il, p. 821).

FIIN

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