I. — MANUSCRITS
Archives communales de Nantes, AA 30. Liasse.
Archives de la ville de Poitiers, carton 115, Z vin, p. 386; carton 42,
reg, li.
Bibliothèque de l'Arsenal, iV/s. n° 3171. Bibliothèque Mazarine, Ms. n° 978.
Bibliothèque nationale,.)/*". Durand de Lançon N. A. F. n° 3073 (1).
(l'i Ce manuscrit Durand de Lançon est, comme l'on sait, une copie anonyme de 14" notices des Vies des poètes françois. de Guillaume Colletet; le manuscrit primitif a été brûlé en ISTl, lors de Tincendie de la Bibliothèque du Louvre. La vie de Jean Boucliet a peu de valeur, elle est pleine de faussetés et d'appréciations exagérées. L'auteur fait un éloge presque dithyrambique de notre poète, et ne donne sur lui aucun détail intéressant; il prend dans Antoine du Verdier et dans La Croix du Maine la liste de ses ouvrages. 11 en a vu quelques-uns. en particulier les Angoisses et remèdes d'amour du traverseur en son adolescence, mais il cite d'après une édition de 1600, dans laquelle à l'ouvrage de Jean Bouchet est jointe l'histoire d'Eurial et Lucrèce traduite du latin d'jEneas Sylvius, no7n7né depuis le Pape Pie second. Je transcris la première page du manuscrit pour donner une idée du singulier enthousiasme de Colletet : « La Poésie appartient de telle sorte à l'imagination qu'elle n'a point de plus grande ennemie que celle qui dépend de l'entendement ou de la mémoire ; de là vient que nous voyuns si peu d'honmies profonds dans la science réussir dans cet art, et même si peu d'excellents orateurs devenir excellents poètes. Aristote était de cet avis lorsqu'il disait que Marcus de Syracuse était meilleur poète quand il perdait le jugement, d'autant, comme observe un savant médecin espagnol, cpie l'imagination dont naît la poésie demande trois degrés de chaleur et que cette chaleur excessive ruine tout l'entendement de l'homme; aussi le même Aristote remarque à ce propos que ce poète de Syracuse à mesure qu'il devenait plus tempéré faisait paraître aussi plus d'entendement, mais qu'il ne rencontrait pas si bien dans ses vers. Cicéron, ce grand orateur romain, montra bien pareillement qu'il était dépourvu de cette faculté Imaginative, lorsqu'ayant entrepris d'écrire en poésie les fastes de son lems et l'histoire mémorable de son consulat, il se mit à composer des vers si durs et si ridicules qu'un novice de rhétorique ou tout au plus un poète de la dernière classe aurait presque honte de les avoir faits, témoin, celui-ci :
XII JEAN BOUCllET
Bobinet, Irx Anii'ilea iV Aquitaine ou Mémoires hii^toviqHeii de la Province ili' Pnitoii, pais, de Naplea et Milan... Ce manuscrit se trouve à la HihliDllièqiit' publique de Poitiers, n° :H6-347.
Chartrier de Thouars. Lettres manuscrites de Jean Bouchet à Gabrielle de Bourbon, gracieusement communiquées par M. le duc de la Trémoille ; une de ces lettres est reproduite à la fin du volume.
Dom Fonteneau. C'est la bibliothèque publique de Poitiers qui possède la collection précieuse des manuscrits du savant chercheur.