‹ Un grand rhétoriqueur poitevinChapitre 43 sur 67 · IV. — NOMS DE NOMBRE · texte numérisé non relu

IV. — NOMS DE NOMBRE

Jean Bouchet compte quelquefois par vingt : // emmena avec lui IX vingt z homes d'armes; ils emmenèrent six vingt z hommes d'armes [Ann. d'Aq., f°cxxviiv°).

Il se sert habituellement de la conjonction et pour relier les termes d'une expression numérique : Van mil quatre cens vingt et neuf [Ann. d'Aq.^ f" cxii r°), mil quatre cens trente et six [An7i. d'Aq., î° cxiii r°) ; mais on rencontre aussi mil quatre cens soixa?ite seize, à côté de... soixatUe et seize [Aiin. d'Aq., focxxvii r°).

Des exemples cités, il ressort que notre auteur met un 5 à cent, là où nous n'en mettons plus aujourd'hui ; il en est de même pour vingt. L'an mil deux cens quatre vingtz et deux [Ann. d'Aq., f° lxxx r°).

Comme ses contemporains, il emploie le nombre ordinal au lieu du nombre cardinal avec les noms de rois ou pour indiquer une date : le roi Charles septiesme [Ann. d'Aq., f" cxiir") ; Grégoire douziesme [ibid., f" cxiiiir"); le vingt et quatriesme iour de iuin [Aim. d'Aq., f" cxiir r°).

Au lieu de dire Charles Quint, il dit Charles le Quint [Aîiîi. d'Aq., f° xcv r^) et aussi Edouard le Quart [Ann. d'Aq., f** cxxiv v^).

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