‹ Un héritage sacré [microforme]Chapitre 8 sur 8 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Mesdames et Messieurs, vous avez bien voulu suivre avec bienveillance l'exposé un peu aride du sujet annoncé dans le titre de ma causerie : UN HÉRI-

1—Charles Périn, “Premiers principes d'économies politique”, Paris, 1896.

YAGE SACRÉ. Ensemble nous avons vu défiler les glorieux bataillons de nos ancêtres qui, de 1739 à 1840, se sont grossis des générations nouvelles s’ajoutant aux anciennes, et qui depuis 1840 se sont décuplés, malgré l’émigration d’une légion des nôtres aux Etats-Unis et dans les provinces anglaises.

Ensemble nous avons recherché les causes du merveilleux développement du peuple canadien-français, et ces causes nous les avons trouvées dans l’organisation religieuse de la famille et dans les lois civiles qui respectent et protègent cétte organisation créée par l’Église et sanctifiée par Elle.

Ces lois civiles qui concernent le mariage, le droit de propriété et la liberté de tester, l'éducation des enfants ét l’organisation paroissiele constituent pour nous un : ‘ruple rempart légal, assurant la liberté bier illante de l’Église et favoris. . son action fécnde. 5

En dépit des légères imperfections et de certaines lacunes de nos lois civiles, au point de vue catholique, conservons-les telles qu’elles sont, aux chapitres qui concernent la famille, la propriété, l’école et la paroisse.

Songeons qu’un siècle durant, nos législateurs y ont mis le meilleur de leur âme, et qu'en les rédigeant, sauf détails, conformément au vœu de l’Église, ils ont esquissé le geste sublime de fondateurs d’empire.

Montons donc la garde autour de ces lois, véritable Grande Charte du peuple canadien-français, et soyons reconnaissants à nos législateurs de les avoir préservées des atteintes de l'erreur et de la pioche du démolisseur.

sn.

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