‹ Un historien de l'art français: Louis CourajodChapitre 38 sur 57 · INDRE-ET-LOIRE · texte numérisé non relu

INDRE-ET-LOIRE

TOURS. — Fragment d'un sarcophage du VII* siècle décoré de petits carrés avec losanges et de spirales; cf. Bulletin de la Société des Antiquaires de France y 1875, p. 176, pi. 3. Débris de sculpture provenant sans nul doute d'un cancellus: Les motifs décoratifs sont l'hélice, les feuillages à plat. Cf. Rohault de Fleury, La Messe^ t. II, pi. 123. Chevalier» Le Tombeau de Saint Martin^ et Lecoy de la Marche, Notice sur les fouilles de la Basilique dé Tours,

GRAVANT. — Cette église, achetée par De Caumont, est construite en petit appareil avec rangées de briques . Nous avons là encore Vopus reticulatum, et Talternance des cercles et des triangles. Les fenêtres sont très étroites. Aussi, peut-on .dire que cette église n'est pas de Tépoque romane. Les contreforts ont été élevés après la construction. Nous avons vu que cet opus reticulatum est devenu un style, une manie à la fin du IX* siècle et au X*. Les architectes en firent même de faux. Cf. Saînt-Généroux, Téglise d'Azay-le-Rideau. Nous avons ici des jambages de portes décorés d'entrelacs qui indiquent bien la période carolingienne, cf. Bulletin monumental^ t. XXIII, p. 254.

SAINT-PHILIBERT-DE-BEAULIEU.- C'est un monument reconnu par Quicherat et par M. Robert de Lasteyrie comme étant de la période carolingienne : alternance de brique et de pierre. On peut aussi y voir une influence arabe.

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