ISÈRE
VIENNE. Saint-Pierre-de-Vienne. — Ramée, /. c, p. 189. Ce fut tout d'abord une chapelle que le duc Ansemond se fit construire avant 543, hors des murs de la cité. Cette petite église devint la nécropole desévèques. En partie détruite au VIII* siècle par les Sarrasins, elle fut restaurée une première fois au IX* siècle, une seconde fois en 930 par le comte Hugues de Provence. On l'agrandit ensuite aux XI* et XII* siècles. Cette église n'a pas encore été étudiée avec soin. Il faudrait établir ce qui appartient aux VIU* et IX* siècles. Citons aussi le tombeau de S. Léonien, VI* siècle, vase avec deux paons affrontés, cf. Rohault du Fleury, La Messe ^ t. IV, pi. 291, et Bulletin monumental^ t. XXXVIII, p. 569.
Musée. — On peut voir dans le Musée provisoire une série de plaques décorées de motifs néo-grecs. Courajod en avait fait photographier un certain nombre. Les unes sont ornées d'entrelacs plus ou moins réguliers^ d'autres portent des colombes affrontées avec le vase à deux anses, des fleurs de lis; Rohault de Fleury, La Messe^ t. IV, pi. 272, en a publié deux plaques. Aussi La Messe, t. IV, fig. 285.
Mentionnons un autel avec des chapiteaux ornés de motifs néo-grecs (VII) : étoiles à six raies et palmettes. Rohault de Fleury, La Messe, t. I, pi. 52.
SAINTE-COLOMBE-LES-VIENNE. - Bulletin archéologique du Comité historique, i8g4, I" livr. Mosaïque récemment découverte. On y voit une seconde mosaïque qui paraît avoir été antérieure et décorée de motifs géométriques '• losanges, carrés, étoiles à six raies.
SAINT-GERMAIN-SUR-VIENNE.- Bulletin monumental, t. XXIX, p. 93, fig. : entrelacs du IX* siècle.
176 UN HISTORIEN bE L*ARt FRANÇAIS
GRENOBLE. — Saint-Laurent de Grenoble, cf. Pilot, Description de ré g lise et de la crypte de Saint-Laurent de Grenoble, 1879, Bulletin archéologique^ 1893, pi. I, p. L5. Saint-Laurent de Grenoble; cette publication donne la représentation des chapiteaux de la crypte. M. Marcel Raymond commet bien des erreurs dans la description de la crypte. Il n*a pas su rattacher cette ornementation à la décoration néo-grecque, et voit au contraire une influence romaine. Les motifs décoratifs sont des animaux afiFrontés, pi. III, des croix avec des oiseaux affrontés, pi. IV, la palmette, la rose, des vases d'où sortent des branches de vigne (pi. V). L'arbre de vie, en un mot toute l'ornementation orientale. Le Bulletin monumental, t. XXXIV, p. 309, publie un de ces chapiteaux avec son haut tailloir comme à Ravenne. Ramée, /. c, p. 189^ nous dit que cette église a conservé une très ancienne crypte sous le vocable de S. Oyand, mais nous montre une charte de 1012 et assigne à cette date la construction de l'église. Cette affirmation est insoutenable. Cf. Robert, Photographies, n' 37 jo.
On a trouvé, provenant des anciens cimetières de Grenoble, un certain nombre de tombes portant des inscriptions, cf. Bulletin de la Société de statistique de l'Isère, 2* série, t. II, 1853, pp. 130 à 146.