‹ Un historien et une histoire du grand monde: Octave FeuilletChapitre 2 sur 30 · IV PRÉFACE · texte numérisé non relu

IV PRÉFACE

richement parées que Ton voit encore promener de bal en bal, sous la soie et les dentelles, la phtisie cachée et avec elle la fin prochaine ? Qu'est-ce donc que le monde, non -seulement le monde d'alors, mais le monde d'aujourd'hui, le monde de tous les temps? Et voilà le mirage des mots qui se dissipe. A sa place apparaît maintenant la réalité des choses. Oui, c'est bien le monde, le grand monde, mais il ne rit plus, il pleure. La comédie est finie et la tragédie commence. Pauvres âmes sans consistance, tous ceshom mes et toutes ces femmes ne connaissent plus que le remords. Ils ont violé les grandes lois d'ici-bas qui sont les lois du travail, de l'honneur et du devoir pour les remplacer par l'unique loi du plaisir, mais ces grandes lois ont été plus fortes qu'eux. Elles les ont abattus. Ce parfait gentilhomme des lettres n'est point un flatteur de la famille de Philinte. C'est un rude et sévère ami de la race d'Alceste. Alceste a beau parler ici la langue de Philinte, il est toujours Alceste.

Adoucies à dessein par les demi teintes

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