‹ Un hiver au midi de l'EuropeChapitre 6 sur 6 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

NOTE (pag. 63.)

1 Les peuples baîéares parlent l'ancienne langue romane- Jimosine, cette langue que M. Raynouard, sans examen, sans distinction, a comprise dans la langue provençale.

De toutes les langues romanes, la mallorquine est celle qui a subi le moins de variations, concentrée qu'elle est dans ses îles, où elle est préservée de tout contact étranger.

Le languedocien, aujourd'hui même dans son état de décadence , le gracieux patois languedocien de Montpellier et de ses environs, est celui qui offre lé plus d'analogie avec le mallorquin ancien et moderne. Cela s'explique par les fréquents séjours que les rois d'Aragon faisaient avec leur cour dans la ville de Montpellier. Pierre II, tué à Muret ( 121 3 ) en combattant Simon de Montfort, avait épousé Marie, fille d'un comte de Montpellier, et eut de ce mariage Jayme Ier, dit lo Conquistador, qui naquit dans cette ville et y passa les premières années de son enfance.

Un des caractères qui distinguent l'idiome mallorquin des autres dialectes romans de la langue d'oc, ce sont les articles de sa grammaire populaire, et, chose à remarquer, ces articles

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