‹ Un hiver en ÉgyptChapitre 11 sur 24 · II G H LU · texte numérisé non relu

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bien d'autres la suivront. Rien de plus étrange et rien de plus triste que cette ville, dévorée en quelque sorte par le fleuve qui la mine incessamment. Ce qui est plus triste encore, c'est que personne ne fait rien pour arrêter ou seulement pour retarder le désastre : population et gouvernement assistent impassibles à cette destruction. Pas une pierre n'est jetée pour consolider les terres ; pas un effort n'est tenté pour détourner le courant. Du reste, ce spectacle n'est pas rare le long du Nil. Les plantations de palmiers font seules obstacle aux envahissements dont les villages sont quelquefois menacés , quand le courant du fleuve se déplace. Les racines chevelues de ces arbres forment une espèce de lacis inextricable qui résiste à l'action des eaux; et quand, sapés profondément, ils se sont écroulés, on voit leurs troncs immenses qui , renversés sur la berge, protègent encore contre le flot la terre qu'ils n'ombragent plus. Si quelque part vous apercevez un bout de quai, de chaussée, de digue qui resserre le fleuve , vous pouvez gager qu'il y a là, auprès, quelque habitation de pa-

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