‹ Un hiver en LaponieChapitre 15 sur 228 · CT · texte numérisé non relu

CT

Sera certainement sienne, s'il le veut ;

Mais, quand dix fois on lui aura dit : « Non, ..

= — co

Vous pouvez me croire, il n'essayera plus

De recommencer la plaisanterie.

LE GARÇON

= — lO

Il y en a beaucoup parmi les femmes

Qui font ce qu'il y a de pire ;

^— LO

— — ^j1 = — co

= — CM = — i— 1

en

Mais tout garçon se marie

Aussitôt qu'il le peut.

Si sa femme est un peu folle et colère, Ses paroles n'entreront pas dans ses os,

C'est ce que j'ai éprouvé.

LA FILLE

On ne peut pas toujours dire

Du bien des hommes ; Mais, naturellement, toute fille désire

S'attacher à son mari.

Si de temps en temps il est un peu colère, La fille pense qu'il est bon

La plupart du temps.

LE GARÇON

J'aimerais à me marier maintenant,

Voulez-vous de moi ?

Ne craignez rien. Je ne vous battrai pas,

Je ne vous tracasserai pas.

. Quelquefois je vous ferai triste figure, Mais, sûrement, toute ma vie

Je vous aimerai.

LA FILLE

Oui, je sens qu'il me faut un mari

Aussi bien qu'aux autres; Quand un solliciteur me fera une offre

Je ne le repousserai pas ; Nous pourrons avoir de petites querelles, Mais je serai tienne pour toujours :

Voici ma main.

Quand on eut fini de chanler, les chaises furent mises de côté, et le bon Thord, afin d'animer la compagnie, ouvrit la danse avec une de ses servantes; mais l'asthme dont il souffrait ne lui permit de faire que deux ou trois tours. Son fils et son neveu dansèrent ensuite avec toutes les filles de la maison. Après quoi, on joua au colin-maillard, et toutes les filles qui avaient donné des gages ne purent les racheter

Page 1