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ÉCOLES NORVÉGIENNES

soin spécial de l'élevage et de l'accroissement du troupeau, et on élève de beaux chevaux et des vaches qui se vendent très bien. Il y a de plus une laiterie où l'on étudie la meilleure manière de faire du beurre et du fromage.

Avant d'être admis, il faut que le postulant ait subi l'examen nécessaire pour être immatriculé aux universités ou au collège. Les collèges sont exclusivement à la charge de l'État. On a institué aussi deux écoles de laiterie pour les femmes; elles y reçoivent une éducation théorique et pratique.

On témoigne beaucoup de sollicitude aux. sourds-muets et aux aveugles. A Stockholm, la Manilla est une fort belle institution contenant deux cent huit élèves ; treize plus petites sont situées en différentes parties du pays et renferment trois cent quatre-vingt-dix-huit commensaux. En Norvège, il y a une institution spéciale pour les aveugles et quatre pour les sourds-muets.

En Norvège, le niveau d'instruction et les règlements des écoles communes du peuple sont à peu près les mêmes qu'en Suède. Le comité scolaire peut aussi établir des écoles de couture et autres écoles industrielles pour les enfants au-dessous de l'âge légal. Les hautes écoles du peuple et les écoles supérieures sont semblables à celles de la Suède, si ce n'est que les dernières sont gratuites et entretenues par des particuliers. Dans les districts montagneux, où, en raison de l'éparpillement de la population, on ne peut constituer môme l'enseignement ambulatoire, le comité est autorisé à pourvoir d'une autre façon à l'instruction des enfants.

Les hautes écoles norvégiennes correspondent à peu près aux écoles élémentaires de la Suède; les études et le temps d'instruction sont les mêmes. Elles diffèrent cependant en ce que les branches séparées ont généralement des écoles indépendantes. On n'a établi qu'un nombre comparativement petit de hautes écoles privées; cela est dû, sans doute, à l'excellence des écoles publiques, qui se trouvent presque toutes dans les plus grandes villes.

Pour les filles, il n'y a point d'écoles publiques correspondant aux écoles élémentaires, mais un nombre considérable d'institutions privées, entretenues principalement par les droits que payent les élèves, dont quelques-uns reçoivent l'aide de l'État. Les gradués de ces établissements ont le privilège d'être admis dans les universités.

Le temps scolaire annuel en Norvège est beaucoup trop court pour donner une instruction pratique, et sous ce rapport ce pays est en arrière de la Suède. L'année scolaire norvégienne, dans les districts ruraux, doit être d'au moins douze semaines par an, ou, quand l'école est divisée en classes recevant l'instruction à des époques différentes, neuf semaines — chaque semaine étant de six jours, et chaque jour de six heures, donnant ainsi l'instruction pendant quatre cent trentedeux heures — ou trois cent vingt-quatre heures par année. Ou exige aussi que, dans toute fabrique employant en moyenne trente hommes ou plus, à un travail constant, il soit construit et organisé des classes pour les enfants et les ouvriers, si les propriétaires de l'usine ne peuvent s'accorder avec le comité des écoles à l'égard de celles existantes. Dans les grandes villes, une ou plusieurs classes sont organisées avec des départements séparés pour garçons et fdles, et elles doivent être ouvertes tous les jours, afin que chaque enfant reçoive au moins douze heures d'instruction par semaine. Aucun instituteur ne peut instruire plus de soixante élèves en même temps. On procède à un examen annuel en présence du pasteur de la paroisse et des membres du comité des écoles. Lors des visites de l'évêque ou du pasteur, les enfants sont interrogés sur leurs connaissances religieuses.

Les enfants récalcitrants sont marqués pour mauvaise conduite; après quoi, le principal de l'école les avertit deux fois, et, s'ils ne se corrigent pas, on leur inflige une punition corporelle.

La Suède a deux universités, celle d'Upsal, qui fut inaugurée h1 21 septembre 1477, et celle de Lund, le 28 janvier 1668. Déjà, eu 1 249, la première était un siège de savoir. A celte époque existait un collège où l'on terminait les éludes en théologie, en philosophie et eu médecine.

La Norvège a une université à Christiania, inaugurée en 181 1 ; avant, cette époque, les Norvégiens qui désiraient atteindre un plus haut degré d'instruction devaient aller à l'université de Copeuhague, celle ville ayant été pendant des siècles la capitale commune des deux pays. Il y a encore beaucoup d'instilutions scientifiques et autres, telles que: écoles d'accouchement pour les femmes, collèges de médecine, d'art vétérinaire, de pharmacie, des forêts, etc.

Après trente ans de service, les instituteurs reçoivent une pension.

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