ÉDUCATION DES RENNES
le harnacha avec soin ; le trait attaché au traîneau- avait plusieurs yards de longueur; l'éducateur se tenait à bonne distance, plaçant ainsi l'animal et le traîneau loin l'un de l'autre. Dès qu'on voulait faire avancer le renne, il s'élançait, ruait, et l'homme était obligé d'employer toutes ses forces pour le retenir. Après des repos réitérés pour l'animal et le conducteur, la leçon recommença jusqu'à ce que l'homme fût absolument épuisé. Pour un œil non exercé, presque tous les rennes se ressemblent ; mais le Lapon connaît chaque pièce de son troupeau.
Ce fut avec un regret sincère que je quittai la famille de herr F***. et Muoniovaara; je n'oublierai jamais les actes de bonté dont ils m'ont comblé, moi, simple étranger. Les jeunes personnes et leurs deux frères m'accompagnèrent assez loin sur la rivière ; les- premières avaient revêtu leurs costumes de Laponnes et conduisaient leurs rennes favoris. Enfin arriva le moment de la séparation, et par delà la rivière glacée nous nous dîmes adieu.
— Revenez, et vous serez toujours bien accueilli.
— Ne manquez pas, me dit le lansmann, de revenir à Karesuando pour Pâques ; vous y verrez beaucoup de Lapons.
CO —
Cn^^
cr-, — =
co — =
KO —