CHAPITRE XVII
Arrivée du printemps. - Transition rapitle. - Occupation des fermiers. - Dimanche de la Pentecôte. - Retour à Sattajaervi. - Lundi de la Pentecôte. - Je quitte Sattajœrvi - Séparation touchante. - La ferme de Varra-Perrai. - Bon accueil partout. - Une belle chanteuse. — Fin du voyage d'hiver. — Arrivée à Haparanda.
Le printemps s'avançait à grands pas, quoique de, meilleure heure que de coutume. A la fin de mai, l'herbe, dans les places abritées par les rochers, était verte ; les hirondelles reparaissaient et on entendait le coucou dans les bois. Les gens saluaient avec joie ces précurseurs de l'été. Les bouleaux n'avaient pas encore de feuilles; mais les bontons allaient déchirer leur enveloppe, les pins et les sapins étaient déjà partis pour une vie nouvelle. Partout le peuple s'occupait à labourer et à fumer les champs. A la ferme de Varra-Perrai , à neuf milles au sud environ de Pajala, je vis, le 29 mai, les gens à la charrue; la mère, deux filles et moi-même, semant de l'orge. On disait que la forme de Varra-Perrai était la plus avancée de celles qui environnent Haparanda. La dernière semaine de mai avait été dure pour les fermiers ; le samedi, ils étaient harassés et attendaient avec impatience le jour' du repos.
Le 31 mai, dimanche de la Pentecôte, j'allai à l'église de Pajala, où j'assistai à une scène émouvante. Pendant que le pasteur prêchait, une femme eut une crise hystérique ; elle pleurait cl criait que ses péchés