CHAPITRE XVIII
Dalécarlie. — Caractère des Daléearliens. — Indépendance des gens du peuple. — Leurs beaux
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traits. — Leur vie simple. — Fatal. — Mines de cuivre. — Réception par le gouverneur. -- Une lettre générale d'introduction. — l'eliles fermes prospères. — Auberge encom-
brée à Leksand. — Un ami dans la nécessité. — Cordiale réception à Brœms. — Costume de
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Leksand.
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Il y a dans la Suède centrale une belle province située au nord des
grands lacs, appelée Dalécarlie ', contenant à peu près 200,000 ha-
bitants. Le peuple y est particulier et primitif; il tient obstinément à
ses vieilles habitudes et au costume national ; c'est, sans" contredit, la
population la plus belle de toute la Scandinavie. Je ne connais point de
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paysans, point de peuple en Europe qui offrent un plus fier maintien,
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ou qui possèdent un esprit plus indépendant. Ils sont virils, honnêtes et bons ; ils s'enorgueillissent de leur histoire et des hauts faits de
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leurs ancêtres, qui, sous la conduite d'Engelbrekt, des Slure, et plus lard d'un Wasa, chassèrent les envahisseurs sous le joug (lesquels
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gémissait la Suède. Ils sont passionnés pour l'égalité ; en s'adressant à
chacun, môme au roi, ils se servent du préfixe du (loi). Leurs représen-
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tants h la Diète viennent à Stockholm vêtus du costume de leurs
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paroisses et vont de même aux réceptions de la. cour. On n'entend
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