DÉDICACE XIX
de notre race, je ceux dire les esprits religieux^ se plaisaient déjà à faire des prosélytes. Ils enfermaient parfois les esprits épais dans une chambre de fer chauffée au rouge. Le matérialiste en était réduit à sauter précipitamment sur Vun et Vautre pied, jusqu'à ce quil eût modifié sa conception de V univers. C'est ainsi que la Providence en agit encore aujourd'hui pour nous rendre idéalistes. Notre sentiment élevé du problème de la vie est fait de notre inquiétude perpétuelle. Nous ne savons sur quel pied danser.
Dans cette disgrâce je goûte un plaisir réel. Chercher continuellement la paix et le bonheur, avec la conviction quon ne les trouvera jamais, cest toute la solution que je propose. Il faut mettre sa félicité dans les expériences quon institue, et non dans les résultats qu elles semblent promettre. Amusons-nous aux moyens, sans souci du but. Nous échapperons ainsi au malaise habituel des enfants honorables, qui est dans la disproportion entre Vobjet qu^ils rêvaient et celui quils atteignent.
Jérôme Paturot désirait un peu vivement une position sociale. C'e^ d'une petite âme. Il eût été plus heureux s'il avait suivi ma méthode^ s' égayant de ses recherches et n attachant jamais