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établi d'après les statistiques des anciens TANT d’Auber-
villiers, d’où Ne était complètement bannie.Les conditions
sont différentes à l'hôpital Claude-Bernard, où tout a été prévu pour empêcher ces cas de contagion intérieure, el nous avons vu dans un chapitre précédent que les résultats obtenus ont été excellents. |
Le prix de revient de l'installation est une question qui peut entrer en ligne de compte dans le choix du système.
L’hospitalisation individuelle est revenue à 15.000 francs par it à l'hôpital Pasteur. L'hôpital Claude-Bernard a coûté 2,500.000 francs pour 300 lits, soit &.300 francs par lit. D'après le D' Louis Marün, directeur de l'hôpital Pasteur, le mode individuel revient cependant moins cher. Ce pavillon individuel peut avoir ses lits toujours occupés. Au contraire, dans un hôpital de pavillons 1s0lés, de 300 lits par exemple, on aura en général 150 à 200 malades au maximum, des salles entières pourront rester vides, avec néanmoins {out leur personnel au complet. Les frais généraux contribueraient à angmenter alors le prix de revient des lits. La comparaison est difficile à établir : il est évident que les 120 Hits de l'hôpital Pasteur seront toujours occupés, el que sur les 300 de Claude-Bernard il y aura souvent de nombreux lits vides.
Mais nous verrons plus loin qu'en faisant quelques modifications de détail à Claude-Bernard, le système des pavillons revient sinon moins cher, du moins au même prix que le système des chambres.
Le personnel serà moindre : une surveillante est suffisante pour surveiller une salle de 40 lits. Il en faudrait plusieurs pour 40 chambres. D'ailleurs, à Claude-Bernard, le prix de revient a été augmenté du fait des services généraux et des annexes qui occupent une superficie double des locaux occupés par les malades. Mais le prix baissera le jour où la démolition des fortifications
permettra de construire de nouveaux pavillons qui pourront dou-
bler l'hôpital actuel. Les services généraux ont été installés en vue de cette augmentalion.
Une condition du bon fonctionnement d’un grand hôpital par pavillons spécialisés est d'avoir de nombreux pavillons contenant chacun un nombre assez restreint de lits. À Claude-Bernard, nous avons vu qu'il y avait cinq services : le premier (service des doueux) comprend 24 chambres d'isolement ; le 2°, 24 lits et 5 chambres d'isolement ; le 35°, 72 lits et 8 chambres, le 4°, 90 lits et 13 chambres ; le 5°, 40 lits et # chambres, soit 300 lits, dont 54 dans les chambres d'isolement. Nous croyons qu'il y aurait eu intérêt à augmenter légèrement le nombre des lits d'isolement qui représentent actuellement le cinquième de la totalité des lits. Le üers au minimum ferait une bonne proportion. Dans les périodes d’accalmie où on hospitalise {c'est un cas fréquent à Claude- Bernard) seulement quelques rubéoleux, une quinzaine, par exemple, les salles seraient fermées et les chambres d'isolement fonctionneraient seules. Le personnel du service qui deviendrait disponible pourrait sans inconvénient être employé dans d'autres hôpitaux.
Le D' Martin, dans le Traité d'hygiène de Brouardel et Mosny
donne comme exemple de répartition des services dans un hôpi-
tal de 300 lits des pavillons de 30 lits seulement. Si on part du principe que chaque pavillon doit avoir une installation complète, et réaliser un hôpilal indépendant dans l'hôpital, on voit combien pareille disposition serait plus coûteuse que celle de Claude-Bernard où les services sans atteindre de trop fortes proportions contiennent 24, 72, 90, 40 lits.
Dans le programme de la commission de 1903, le D' Roux prévoit la répartition de huit pavillons de 68, 68, 100, 3%, 40, 48, 28, 96 lits.
Renaud
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Pour permettre un fonctionnement économique ne demandant que le personnel strictement nécessaire, on pourrait installer dans les salles des cloisons telles qüe celles qui existent dans le service des rougeoles de l'hôpital des Enfants-Malades : des cloisons vitrées un peu plus longues que les lits, ne touchant le sol que par leurs montants métalliques, et n'ayant pas plus de 2 m.70 de haut, entourent chaque lit, formant ainsi des loges ouvertes en haut et en avant; ce dispositif a donné d'excellents résultats à l'hôpital des Enfants-Malades. Chaque box contient ur lit, une table de nuit, lavabo, une chaise, des cuvettes, du linge, servieltes, blouses pour le personnel ; on a ainsi de véritables chambres d'isolement suffisantes, car la contagion par l'air très minime existe théoriquement autant dans les systèmes des box complètement fermés, mais s'ouvrant tous sur un couloir commun.
Enfin les pavillons ne doivent être spécialisés à outrance et ils seront interchangeables. C'est ce qui pourrait être facilement réalisé à Claude-Bernard.
Des dispositions extrêmement simples permettraient de séparer en deux les grands quartiers en conservant à chacun les disposilifs spéciaux d'entrée et de sortie, de distribulion des vivres, etc. Une désinfection sérieuse suffira pour mettre suivant les besoins, des scarlatineux où 1l y avait la veille des érysipélateux.
En définitive, l'hôpital Claude-Bernard avec quelques modificalions de détail répond à toutes les exigences de l'hygiène moderne et il réalise un sérieux progrès dans l'hospitalisation des
maladies contagieuses. ;