D'HOSPITALISATION DES CONTAGIEUX GI
Une chambre des sortants permet de baigner les malades guéris et de leur rendre leurs effets de ville.
Un vestiaire pour les médecins et un pour le personnel.
Service des contagieux à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce.
L'idéal, pour le Professeur Simonin, serait d'avoir un pavillon pour chaque maladie dans lequel chaque malade aurait un box individuel. Mais la réalisation souvent difficile et même impossible d'un pareil service a fait adopter au Val-de-Grâce une disposion spéciale permettant de faire face aux besoins créés par plusieurs épidémies sévissant simultanément ou bien sévissant au cours de saisons différentes. Les locaux sont divisés en segment de contenance relativement restreinte et combinés de façon à pouvoir servir à elle ou telle maladie régnante à un moment donné. Ces segments sont donc interchangeables.
Au Congrès international d’assainissement et de salubrité de l'habitation, M. le médecin inspecteur Delorme fait remarquer que le système des pavillons séparés pour chaque maladie présente l'inconvénient capital de l'encombrement si une épidémie prend une grande extension, ou bien au contraire d’être vide ou à peu près en temps ordinaire, immobilisant un nombreux personnel pour quelques malades.
À l'hôpital du Val-de-Grâce, trois bâtiments d'importance inégale sont affectés aux contagieux.
Deux pavillons à simple rez-de-chaussée surélevés sont destinés, l’un aux diphtériques (15 lits), l’autre aux érysipélateux (15 hits).
Le troisième pavillon (rougeoleux, scarlalineux, ourliens, etc.) comprend 115 lits de malades, rez-de-chaussée et premier étage.
Il est divisé en trois compartiments,
. Le segment central abrite au rez-de-chaussée le service des douteux : 15 lits dans 15 box, et au premier étage 26 lits pour les ourliens. Le reste du rez-de-chaussée et le premier étage comprennent des salles de faible contenance (de # à 12 lits) et des chambres d'isolement dont la disposition réalise :
1° Des locaux permanents d’hospitalisation pour des besoins peu étendus.
2 Des locaux conditionnels pour l’épidémie régnante. La disposition des services généraux (office,réfectoire, lingerie, lavabos, ‘chambre des infirmiers, salles de bains) au centre des salles permet d'employer tous les locaux pour une seule maladie ou une partie seulement, dans les épidémies peu importantes, ou enfin tous les locaux pour plusieurs maladies en même temps.
Des escaliers distincts accèdent à chaque service. Le plan, cicontre extrait de la communication du D' Simonin à la Société
d'hygiène fait comprendre facilement le fontionnement des pavillons interchangeables.
L'isolement individuel est à coup sûr l'idéal, mais avec les box faut-1l encore avoir un personnel absolument rompu à la pratique sévère de Ja plus rigoureuse antiseptie. Si l’infirnnère ne suit pas à la lettre celte antisepsie, on conçoit le danger d’un pareil système, Ce n'est d’ailleurs pas ce qui est arrivé à l'hôpital Pasteur où,sur une statistique portant sur plusieurs années, il n'y eut pour ainsi dire pas de contagion intérieure. Le D' Rubinet dans sa thèse, trouve au contraire dans les hôpitaux parisiens 15 0/0 de cas de contagion intérieure.
Mais il est difficile de conclure quoique ce soit de ce chiffre