‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 10 sur 139 · LE MARQUIS CHABERT DE COGOLIN · texte numérisé non relu

LE MARQUIS CHABERT DE COGOLIN

Cuabert de Cugolin (Joseph-Bernard, marquis de), né à Toulon le 28 février 1724, chef d'escadre et savant astronome, membre de l'Acadé-

1. Le nom de ce luthier a été probablement défiguré par le copiste. Peut-être s'agit-il d'un des nombreux élèves d'Amati qui copièrent le maître avec plus d'application que de succès.

2. Zumpe, créateur (avec les frères Sibermann en Allemagne), des premières fabriques de pianos à Londres.

3. Jacobus Stainer (Absam prope OEnipontum). Ce luthier est revendiqué par l'École allemande comme un autre Stradivarius. Stainer a pu travailler en Italie, mais le modèle de ses instruments et leur fini s'éloignent de la main d'œuvre des écoles de Crémone et de Brcscia. Stainer a cependant laissé de bons instruments, dont les prix ont été souvent exagérés. C'est le chef de l'école tyrolienne.

mie des sciences en 1758 et de presque toutes les académies d'Europe. Il avait quitté Paris le 28 janvier 1792, appelé à Bruxelles par des affaires de famille, et, étant resté presque toute Tannée absent, il fut considéré comme émigré et ses biens saisis. Cependant son retour s'effectua par mer au mois de novembre. Débarqué à Calais, il vint jusqu'à Saint-Denis, où les siens vinrent le supplier de retourner sur ses pas pour so soustraire aux poursuites dirigées contre lui. Cédant à leurs instances, Chabert reprit la route de l'exil et se retira en Angleterre. Il vécut dix ans à Londres, occupé de ses travaux d'hydrographie, et ne put rentrer à Paris que le 5 ventôse an X (24 février 1802); il était alors âgé de soixante-dix-huit ans et complètement aveugle. Peu de temps auparavant, ses meubles, qui étaient sous scellés dans sa maison de la rue du Grand-Chantier, n° 9, avaient été transportés rue Portefoin, n° l, parles soins de sa femme, Hélène-Marguerite- Barbe Tascher, qui s'employa avec beaucoup de dévouement à obtenir la radiation de son mari de la liste des émigrés, comme en témoigne l'intéressant dossier conservé aux Archives nationales (F 7 5 716). Joseph-Bernard de Chabert mourut à Paris le 1 er décembre 1805.

PERPIGNAN (mc)

Inventaire du 29 Germinal Fan 7/°, rue des Martyrs, 730

22. — Un forte piano, de Johann Boflried 1 (sic), rue des Petits-Car-

reaux, n° 5...? année 1790.

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