‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 12 sur 139 · MARQUIS DE PIGNATELLI · texte numérisé non relu

MARQUIS DE PIGNATELLI

Pignatelli d Egmont (Casimir), né le 6 novembre 1727, appelé successivement marquis de Renti, duc de Bisache, marquis de Pignatelli et comte d'Egmont, mestre-de-camp de cavalerie du régiment d'Egmontle 4 février 1744, brigadier le 1 er janvier 1748, maréchal-de-camp en 1756, lieutenant général le 21 décembre 1762, émigra au commencement de Tannée 1792. Il avait épousé en secondes noces, le 10 février 1756, Sophie-Jeanne-Louise- Armande Septimanie de Richelieu, fille de Louis-François-Armand, maréchal duc de Richelieu, et avait marié sa fille du premier lit au fils du comte

1. André Rlckers, célèbre facteur de clavecins à Anvers. La famille de co nom a fourni plusieurs facteurs renommés, entre autres Ilans ou Jean Ruckers. V. les notes biographiques publiées par M. Génard dans la Revue d'histoire et d'archéologie (T. I,p. 4o8 et suivantes) et les « Recherches sur les facteurs de clavecins et tes luthiers d'Anvers depuis te xvi° jusqu'au xix° siècle », par le Chevalier de Bordure, membre de l'Académie royale de Belgique. — Bruxelles, 1863.

de Fuentés, dune autre branche de la maison Pignatelli, ambassadeur d'Espagne à Paris.

L'hôtel d'Egmont, que le marquis de Pignatelli possédait et habitait, était situé au n° 21 de la rue Louis-le-Grand (nommée des Piques pendant la période révolutionnaire). Dès le mois de septembre 1792, en exécution d'un décret de l'Assemblée nationale du 12 de ce mois et d'un arrêté du Conseil général de la commune du 13, cet hôtel fut mis par la commission administrative des biens nationaux à la disposition du général Berruyer, « le citoyen Egmont Pignatelli étant notoirement émigré, inventaire préalablement fait tant des effets dont le général Berruyer a donné son reçu, que de ceux dont il a refusé de se charger et qui sont demeurés en la garde du citoyen Robin ». Au cours de cet inventaire, une réclamation se produisit de la part du comte de Fuentès, gendre du comte d'Egmont, et de ses deux fils Alphonse et Armand Pignatelli, qui, excipant de leur nationalité espagnole, demandaient qu'on leur restituât divers meubles à leur usage et une bibliothèque précieuse qui se trouvaient dans un appartement de l'hôtel de leur beau-père et aïeul qu'ils occupaient pendant leurs séjours a Paris. Ils avaient loué un autre appartement rue Saint-Honoré, n° 283, où ils se proposaient d'installer désormais leur pied-à-terre. Mais, considérés euxmêmes comme émigrés, leurs meubles y furent également saisis, et ils ne parvinrent à se les faire restituer qu'à la fin du Directoire, sur la réclamation de l'envoyé extraordinaire du gouvernement espagnol. (Arch. nat., F 7 5 748.) Les papiers saisis chez le comte d'Egmont, marquis de Pignatelli, en septembre 1792 sont actuellement conservés aux Archives nationales (T. 159» à 7e ).

L'hôtel d'Egmont, devenu ainsi propriété nationale, servait sous le premier Empire de dépôt pour la Marine.

QUINSKI

Inventaire du 4 Floréal Van //°, rue Dominique, 1522

30. — Un forte-piano anglais, de Schœne and successors, to... (sic),

année J 788.

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