Un forte-piano anglais, année
32. — l*n forte-piano organisé, fond blanc, par Adam Berjer (sic),
Londini fecit 1 , année 1788.
33. — Un clavecin, fond blanc, avec les pieds dorés et sculptés, refait
par Pascal Taskin 8 , année 1778.
34. — Un clavecin, fond gris, à bandes dorées, refait à Paris par
Pascal Taskin, année 1778.
QUINSKI, lisez KINSKI
Dos papiers saisis vers la fin de Tannée 1793 à co n° 1522 de la rue Saint-Dominique, il ressort que c'était un hôtel situé près de la barrière du même nom, section des Invalides, et habité depuis plusieurs années par
!. Lisez : Berge. Établi d'abord à Toulouse; auteur de la Vielle organisé** du Conservatoire.
2. Taskin (né à Liège, 1730), élève de Blanchet. Il lui succéda. Taskin est surtout connu pour avoir substitué à la plume des sautereaux du clavecin et de l'épinette la peau de buffle, ce qui donne à l'instrument beaucoup de douceur. Ses clavecins sont très estimés. On a fort remarqué l'instrument de Taskin à deux claviers que feu Jacques Hcrz avait exposé à la section rétrospective de l'Exposition de 1878. A la mort de l'excellent artiste, l'instrument aurait été acquis, dit-on, par un amateur américain.
M mo MaYie-Léopoldine-Monique, princesse douairière de Kinski, née comtesse de Palfy. Elle se déclarait âgée de cinquante-neuf ans en juillet 1793 et native de Presbourg en Hongrie. Sa naissance remontait par conséquent vers 1734. Elle avait épousé, le 28 août 1748, François-Joseph Kinski, prince du Saint-Empire romain, de Chinitz, Tettau, etc., chambellan de Sa Majesté Impériale la reine de Hongrie et de Bohême, dont elle était veuve avant 1772. A cette époque elle occupait, rue de Vaugirard, un hôtel que lui louait le comte d'Estaing. C'est le 9 avril 1777 que la princesse Kinski vint s'installer rue et barrière Saint-Dominique, dans un hôtel entre cour et jardin, dont le propriétaire, Chrétien-François de Lam oignon, président à mortier au parlement de Paris, lui passa bail pour toute sa vie. Elle était elle-même propriétaire d'une maison rue de Richelieu qu'elle louait. Parmi les autres pièces curieuses concernant la princesse Kinski, nous citerons encore : 1° un certificat de non-émigration à elle délivré par le directoire du département de Paris, le 29 janvier 1793 ; 2° quittance de 200 livres qu'elle verse, comme contribution patriotique, pour venir au secours des volontaires partant pour la Vendée et de leurs familles, le 15 juin suivant; 3° une lettre de son notaire du 28 juin de la môme année lui disant qu'elle ne pouvait pas se soustraire complètement aux contributions de guerre à elle imposées en vertu du décret qui assimilait les étrangers domiciliés en France à des Français ; 4° un certificat de la section des Invalides, daté du 23 juillet 1793, constatant que la princesse Kinski résidait à Paris, rue Saint-Dominique, 1522. (Arch. na/.,T. 220* à 7 .) A partir de cette époque on perd complètement sa trace. C'est très peu de temps après, selon toute apparence, que la princesse se décida à quitter la France. Quoique étrangère et sujette de l'Empire, elle fut considérée comme émigrée, et ses biens en conséquence furent mis sous séquestre, puis vendus. Son mari était oncle du célèbre général autrichien François-Joseph Kinski.
VINTIMILLE vu
Inventaire du 12 Floréal Fan If*, rue du Uacq (sic), 559
35. — Un forte-piano anglais, de Johannes Zumpe 1 , année 1774.