‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 123 sur 139 · COMTE DE DURFORT · texte numérisé non relu

COMTE DE DURFORT

Comte de Durfort. Beaucoup de membres de cette famille sont inscrits sur les listes d'émigrés. Celui qui est nommé ici paraît être Félicité-Jean- Louis-Étienne, comte de Durfort, né à Paris et baptisé à Saint-Roch le 4 mars 1752. Il était ambassadeur à, Venise au moment de la Révolution. Révoqué en 1792 par le ministre Dumouriez, il se disposait, parait-il, à rentrer en France, quand il apprit que son nom avait été porté sur une liste d'émigrés, et dut fixer sa résidence en Italie. Il mourut à Venise le 11 mars 1801. C'est donc à tort que les généalogies imprimées fixèrent son décès en 1786 dans cette ville. Son hùtel à Paris était situé rue Neuve-de-Berry, n° 3, tout près des Champs-Elysées. On voit ici qu'une partie de ses meubles séquestrés auraient été transportés au couvent de la Conception, devenu propriété nationale en 1790. La maison des Filles de la Conception se trouvait rue Saint-Honoré, à l'angle occidental de la rue Neuve-de-Luxembourg.

De sa première femme, Armande-Jeanne-Glaude de Béthune, qu'il avait épousée le 5 octobre 1772, le comte de Durfort eut trois enfants : 1° Armand-

Céleste, comte de Durfort, né à Paris le 16 mai 4774, maréchal-de-camp en 1814, gouverneur de l'École militaire de Saint-Cyr en 1823, mort à Paris, sans alliance, le 17 décembre 1856 ; 2° Amélie-Louise-Thérèse, mariée au vicomte de Dampmartin; 3° Félicité-Louise-Julie-Constance, qui épousa en premières noces le marquis de Beurnonville, pair et maréchal de France (mort le 23 avril 1821), puis, en 1825, le baron Fremiot. Cette dernière mourut à Paris le 7 février 1870. (Arch. nat. y dossier Durfort, F 7 5 726; Potier dis Courcy, Continuation de VHist. généal. de la maison de France, — Paris, Didot, in-fol., 1873, p. 358.) Le marquis de Beurnonville, alors ambassadeur à Madrid, obtint du Premier Consul, en 1803, la restitution des biens de son beau-père. Le dossier des Archives nous apprend que le comte de Durfort avait contracté une seconde alliance avec une Anglaise, lady Georgina-Amélie Seymour.

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