Zumpe. Déjà cité
2. Cousineau (Pierre- Joseph), luthier et marchand de musique (4753). Il est surtout connu par ses harpes à double rang de pédales. Nous avons parlé de ce facteur avec quelques détails dans TAvant-Propos.
capitaine des vaisseaux du roi. Ils émigrèrent tous deux dans le courant de Tannée 4792. Les cartons des Archives nationales cotés T. 182 et 483 contiennent les papiers et titres de propriété saisis alors à leur domicile commun. Le second avait épousé Louise-Joséphine-Angélique de la Live, qui était en instance le 2 messidor an VIII (24 juin 4800) pour obtenir sa radiation. Le préfet du département de la Seine donna un avis favorable le 2 frimaire an X (23 novembre 4804). Mais cette dame n'avait point accompagné son mari à. l'étranger. Elle n'avait au contraire cessé d'habiter Paris. C'était par suite d'une confusion avec les sieur et dame de Vintimille du Luc qu'elle avait été portée comme émigrée. (Arch. nat., F 7 5736.)
Vintimille (Charles- René-Félix de), marquis du Luc, né à Paris et y demeurant rue de la Madeleine de la Ville-Lévôque, avait vingt-sept ans en mars 4 792, quand, prévoyant (dit-il dans un mémoire) les excès de la tyrannie, il se décida à quitter la capitale et se rendit à Lyon, où il comptait vivre ignoré. Le 20 prairial an II (8 juin 4794), il fut arrêté dans cette ville sur l'ordre du comité révolutionnaire et incarcéré dans les prisons de Saint- Joseph « comme noble caché et conspirateur » : il y resta jusqu'au 20 brumaire an III (40 novembre 4794). Un arrêté du département de la Seine du 45 août 4797 accorda au marquis du Luc sa radiation provisoire; mais moins d'un mois après, le coup d'État du 48 fructidor an V, qui fut le point de départ de nouvelles mesures rigoureuses contre les émigrés, le força à se réfugier en Suisse. Entre temps, le Directoire exécutif examina des certificats de résidence qu'il avait produits pour obtenir sa radiation définitive, les déclara entachés de fausseté, et maintint, par arrêté du 6 fructidor an VI (23 août 4798), le sieur du Luc sur la liste fatale, avec défense formelle de rentrer sur le territoire de la République. Son dossier renferme encore une lettre qu'il adressa au ministre de la police le 24 avril 4800 et un certificat du général Brune, daté de Lausanne, attestant sa bonne conduite (F 7 5 749 10 ). La marquise du Luc, sa femme, née Marie-Gabrielle d'Artois de Lévis, avait péri sur l'échafaud le 9 juillet 4794,1e laissant père de trois filles en bas âge.
COSSÉ-BRISSAC vin
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