‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 5 sur 139 · Ch. de Burbure, loc. cit · texte numérisé non relu

Ch. de Burbure, loc. cit

4. Un fils de Hans Ruckers le Vieux, André Ruckers, signait l'instrument A. R., avec cette simple devise sur le recouvrement :

Concordia ResPamée crescunt.

Discordia Maximx Dilabuntur.

D'autres instruments de Georges Britsen portent ces mots sur le devant du clavier : Acta-Virum-Probant.

AVANT-PROPOS. xivii

article à propos du concert spécial donné à Paris par Rubinstein*. L'éminent artiste avait révélé ce jour-là nombre de petits chefsd'œuvre ignorés ou peu connus. Ces morceaux s'exécutaient au siècle dernier avec accompagnement d'une flûte, d'un hautbois et d'un basson.

Ces Allemandes, ces Galiardes, ces Pavanes, ces Musettes et ces Tambourins, tous ces petits thèmes aux titres naïfs avaient mérité à François Couperin le surnom de Grand. Ils suffisaient à charmer nos pères. En publiant ces pièces, Couperin prévenait le lecteur qu'elles avaient été composées pour les petits concerts de Sa Majesté. « Le Roy, dit-il, me faisoit venir presque tous les dimanches de Tannée. Elles étoient exécutées par MM. Duval, Philidor, Alariuset Dubois; j'y touchois le clavecin. Si elles sont autant du goût du public qu'elles ont été approuvées du feu Roy, j'en ai suffisamment pour en donner dans la suite quelques volumes complets 2 . » — « Et, ajoute M. L. Pillaut, voilà un tableau qui aurait de quoi tenter un peintre : le vieux Roi écoutant ses musiciens, en compagnie de M me de Maintenon, dans ses appartements de Versailles. Ce groupe, personnages et instruments, pourrait peut-être se reconstituer d'une façon assez authentique 3 . »

Chacun a dans la mémoire les noms des grands clavecinistes, les Calvaire, les Marchand, les Rameau, les Couperin, et dé tant d'autres illustres compositeurs d harmonie, — comme on les appelait alors. On voyait les pièces de Rameau et de Couperin sur

i. L. Pillaut, Revue Bleue, 24 avril 1886.

Page 1