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Un mauvais quinton sans archet, estimé 5 francs

D'IIEROUVILLE

Le 4 messidor au II (22 juin 1794), on jugeait au tribunal révolutionnaire un prêtre constitutionnel, ancien chanoine de Saint-Quentin, l'abbé Thomas Vanier. Dans la nombreuse correspondance saisie à son domicile se trouvaient des lettres de François- René Cucu d'HÉRouviLLE, receveur et contrôleur de rentes, demeurant à Paris, rue Cloche-Perce, près la place Baudoyer, avec lequel il avait été en relations d'affaires. Ce dernier avait été assigné comme témoin; mais, à l'audience, par accusation verbale et sur la réquisition du substitut Liendon, il fut mis immédiatement eu jugement. Condamné à mort séance tenante, il fut exécuté le même jour avec l'abbé Vanier et un autre témoin, Jean-Antoine Tricot, ancien chanoine. Voici un passage incriminé d'une lettre du sieur d'Hérouville à l'abbé Vanier, datée

du 20 novembre 1792 : « La Convention nationnalle (sic) va coupant et sabrant tout à tort et à travers. 11 est bien aisé de libérer la nation avec cette conduite, et en prenant sans aucune mesure le bien de beaucoup d'absens qui ont été chassés de ce pays-ci et obligés de fuir pour n'être point assassinés. Ces députés abusent bien de leurs pouvoirs que Ton a eu la bêtise de ne point limiter. » (Arch. nat., \V. 393, dossier 911.) Il n'en fallait certes pas tant pour être envoyé à l'échafaud.

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