‹ Un inventaire sous la terreurChapitre 79 sur 139 · MADAME DE SAINTE-AMARANTIIE · texte numérisé non relu

MADAME DE SAINTE-AMARANTIIE

M me de Sainte-Amaranthe (Jeanne-Françoise-Louise Dernier, de son nom de demoiselle), tenait, dans l'ancien hôtel Helvétius, près du perron du Palais-Royal, un salon fort achalandé par sa beauté et par celle de sa fille. Cette dornière avait épousé Charles-Marie-Antoine de Sartine, ex-maître des requêtes, fils de l'ancien lieutenant de police et ministre d'État. Elle avait aussi un frère, alors âgé de dix-sept ans. Tous quatre périrent sur l'échafaud, le 29 prairial an II (17 juin 1794), victimes du tribunal révolutionnaire. Ils étaient impliqués dans la conspiration dite do l'Étranger, dont l'auteur principal, le baron de Batz, avait, disait-on, des intelligences dans les prisons de Paris. Confondus avec des accusés d'attentats contre Robespierre etCollot d'Herbois, ils durent marcher au supplice revêtus de la chemise rouge, livrée des assassins. Leur procès sommaire (l'acte d'accusation

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