‹ Un janséniste en exilChapitre 112 sur 146 · APE UMA · texte numérisé non relu

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«— Pas trop, dit le prieur des jacobins. » Vous croyez peut-être que ce Père jésuite se trouva étonné. Point du tout. Le syndic le reprit et le pressa par des gros mots; à quoi le Père répliqua par cette japonade. Il leva le bras droit en haut, le soutenant du gauche, et dit: « Voyez-vous ce bras, voyez-vous ce bras ? Il séchera plutôt que nous nous désistions de nos prétentions. »

Quesnel à M. de Porrade, à Orléans!

Février 1694.

La chose que je puis faire est de vous dire, Monsieur, fort simplement, ce que je crois touchant les points capitaux de votre lettre. Le premier quis'y présente est celui de l'éducation de la petite nièce. Il me semble qu'on men a écrit une fois, et que J'ai renvoyé aux livres de feu M. Varet et de l'abbé de Fénelon touchant l'éducation des filles.

Je suis persuadé que c’est une chose bien difficile que l'éducation d’une enfant de ce sexe, et qu’il faut avoir bien du talent. Les habiller en comédiennes, leur souffrir des nudités de gorge, leur donner de ces coiffures monstrueuses dont les fontanges font partie, les laisser jouer dans une rue ou à une porte avec d’autres enfants, les envoyer seules en ville faire des messages où autre chose, leur inspirer la vanité, des airs fiers et mondains, etc., ce sont choses que je n’approuverai jamais et que je condamne absolument. Mais, pour ce qui est des habits, qu'ils soient de soie fleurie ou de couleur, qu’elles aient des rubans rouges ou verts sur fa tête, ou qu'elles soient vètues simplement et sans rubans, je ne crois pas que cela soit de grande conséquence. Il y a peut-être plus à craindre de les habiller trop simplement et de leur refuser tout ca

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