Le prince Clément de Bavière
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bal, de la comédie, des masques et de tous les divertissements. |
Des gens de bien, qui ont contribué à le mettre sur le siège de Liège, en disent bien leur ea culpa. Dieu a fait voir, en cette occasion, qu'on se trompe fort
quand, par l'espérance que les gens seront utiles à l'Eglise, on les élève, contre les règles, à des dignités qu'ils ne méritent pas.
Je n'ai nulle nouvelle à vous mander. Je ne sais si je vous ai mandé que la congrégation de Saint-Vanne a gagné hautement son affaire contre l'ordre de Cluny, qui lui voulait encore enlever sept maisons du Comtat.
On a fait une infinité de sonnets sur les bouts-rimés de l’Académie de Toulouse. En voici un auquel M”° la princesse de Conti, douairière, a déclaré qu’elle donnerait le prix, si c'était à elle:
Pourquoi tantcélébrer un si fragile... buste ?
Ces beaux feux quelque jour ne seront que... glaçons. La Parque en doit grossir ses funestes... moissons. C’est le destin affreux du faible et du... robuste
Elle n’épargne point le front le plus... auguste. Princesse, pensez-y, profitez des... leçons
Qu'un monde corrompu fait passer pour... chansons. Rien n’est grand devant Dieu que l’humble et que le... juste. Craignez votre beauté, c’est un sujet d’...orgueil;
Elle trouve partout un dangereux... écueil.
A ces encens flatteurs opposez une... digue,
Employez des vertus les innocents... ressorts.
Tant de riches trésors que le ciel vous... prodigue Doivent fixer vers lui vos plus ardents... transports.
C’est un abbé Brunet lequel en est l’auteur, Et moi je suis en tout votre humble... serviteur.
J'oubliais l’envor du sonnet :
Vous pouvez refusez le prix A ma muse sans art, à mon peu d’éloquence ; Mais, si vous regardez le sujet que j'ai pris, Je ne suis pas sans espérance.
ar:
Quesnel à l'abbé Nicaise 2 avril 1695 (samedi saint).
[n'y a point de paix à faire, mon très cher Monsieur, entre vous et le chevalier de la Tour [Quesnel], parce qu'il vous assure qu’il n’a jamais eu la pensée de se brouiller avec vous. Il fait trop de cas de votre amitié pour se hasarder à la perdre. ILest vrai qu'il a été fort touché de voir le solitaire [l'abbé de la Trappe] parler, comme il a fait, d’un homme qui méritait de lui tout autre chose. Il n’a pu approuver que vous ayez fait courir une lettre qu'il fallait ensevelir dans les ténèbres du silence. Il n’a pu aussi n'être point mal édifié de vous voir dire qu'il n'y avait rien que de très chrétien dans cette lettre. Les intentions, si vous voulez. l’ont été, mais assurément les paroles ne le sont pas; mais j'en veux demeurer là. Et la raison même qui m'a fait garder le silence sur votre lettre est que j'étais bien aise de ne me point expliquer davantage sur ce sujet, et parce que, d’ailleurs, les lettres ne servent qu'à faire perdre du temps, quand il n’y a point de nécessité ou d'utilité considérable à en écrire.
J'apprends avec bien de la douleur que votre santé ne s’est point rétablie, et qu'au contraire vous vous disposez à une opération bien douloureuse, et qui n’est pas sans péril. Je vous porte une grande compassion,
en regardant la chose humainement. Mais, en laregar-
dant d’un œil chrétien, cette compassion est mêlée d’une espèce de Joie.
Quand on voit un chrétien, âgé de soixante ou soixante-dix ans. se préparer à aller paraître devant
Dieu et travailler de jour en jour à réveiller sa foi, à
se purifier des taches et de la poussière qui s’amassent, durant le cours d’une assez longue vie, par beaucoup
de recherches inutiles et d’attachement aux créatures : quand, dis-je, un chrétien, dans ces circonstances, est visité de Dieu par une maladie douloureuse, longue et accompagnée de plusieurs incommodités, et qui laissent néanmoins la liberté de penser à Dieu et de lui offrir le sacrifice du cœur avec celui de la souffrance du COrps, je ne puis m'empêcher de dire que cette souffrance est bien placée, qu'elle vient à souhait par rapport au ciel, et qu'il y a lieu d'en louer la miséricorde du souverain médecin, qui se sert du corps pour sauver l’âme, comme le diable s'en sert pour la perdre. Je sais bien cependant que c'est un état où l’on a besoin d’un secours extraordinaire du Seigneur, et que le véritable esprit de la souffrance chrétienne n'est pas si commun que la souffrance même.
Quesnel à du Vaucel 22 avril 1698.
La campagne est comme commencée ici. Lorsqu'on y pensait le moins, le maréchal de Boufflers, extrèmementactifet vigilant, est venu mettre 20.000 pionniers en œuvre pour faire une ligne depuisla Lys jusqu’à l’Escaut, depuis Courtrai jusqu’à Avelghem, au dessus d’Oudenarde. Il est campé, au milieu, avec 20.000 hommes, et il avait fait déjà une bonne partie de la besogne avant que les autres s’en aperçussent. Ils se sont mis cependant en chemin, et l'électeur de Bavière! est à Gand avec du monde. Les troupes ne leur manquent pas: et néanmoins ils ne trouvent pas qu'il y ait lieu de rien faire. M. de Boufflers met, par ce moyen, son gouvernement à couvert ; car vous savez quil à de à M. de Villeroy, comme plus ancien des nouveaux maréchaux