‹ Un janséniste en exilChapitre 68 sur 146 · La permission accordée à M. Arnauld de dire la messe · texte numérisé non relu

La permission accordée à M. Arnauld de dire la messe

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Quesnel à du Vaucel

2 septembre 1690.

Je n'ai rien à répondre, Monsieur, touchant votre dernière, qui est venue en droiture. L'histoire qu'elle contient de la lettre du patriarche des Indes est de grande conséquence, et, si on avait à Rome du zèle pour la paix et pour la justice, on y prendrait occasion d’examiner à fond la source de ces accusations calomnieuses. C’est une conspiration horrible de tous les mendiants avec les jésuites contre les gens de bien. Vous en verrez un échantillon dans l’acte que je vous envoie du concile des moines de Liège. Il y a à rire et à pleurer, car l’aveuglement de ces gens-là est vraiment déplorable; mais la manière dont ils exécutent leurs projets et s’établissent inquisiteurs est digne de risée autant que d’indignation. Un grand vicaire, ou un évêque, qui. ne serait pas si grand seigneur que celui-ci, devrait se plaindre en ces occasions à ceux qui ont plus d’autorité sur les moines qu'ils n’osent en prendre ici; car rien n'est plus faible et plus lâche d’une part, ni plus prévenu ou plus livré aux moines de l’autre, que la plupart des gens le sont ici, quoiqu'il y ait aussi de fort honnêtes gens. Mais à qui se pourrait adresser, en cas de besoin, une personne d’autorité qui se voudrait plaindre des moines? Ne serait-ce pas à la congrégation des réguliers ? Et qui sont les cardinaux qui en sont et qui seraient capables de soutenir la justice en ces occasions ? Les cardinaux Colonna et Casanate! me plaisent bien; à les voir agir comme on le voit dans votre lettre, ils peuvent être un bon recours dans le besoin. Je crois vous avoir déjà dit qu'une lettre de

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