‹ Un janséniste en exilChapitre 69 sur 146 · Voir lettre du 2 août · texte numérisé non relu

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quelque Eminence de poids, pour rendre témoignage de la catholicité de M. A. [Arnauld| et de la satisfaction que l’on à de sa foiet de sa conduite à Rome, aurait fait un bon effet pour rabattre le caquet des moines. Quoiqu'il y ait apparence qu'on n’en aura pas besoin ici parce qu'on ira ailleurs, il serait néanmoins bon d’avoir une telle lettre, et l'acte de ce synode monacal pourrait y donner occasion et ouverture. Si les cardinaux Colondo, Casanate ou Colonna étaient d'humeur à le faire et que l’on püt les y engager, il n’en faudrait pas perdre l’occasion. Cela pourräit peut-être encore servir un jour ou servir à d'autres, surtout si on y décriait ces accusations vagues de jansénisme.

Ne me parlez plus de votre cardinal Aguire, c’est un moine achevéet un ignorant.

On a fait une Bouhourade, je ne sais si on l’imprimera, ni où. 11 n’y a guère que cette voie pour se faire Justice.

Vous savez maintenant la victoire et l’arrivée du roi en Savoie. On nous débite bien de méchantes nouvelles.

Quesnel à du Vaucel, à Rome

Liège, 6 septembre 1690.

Nous avons cru, Monsieur, vous devoir envoyer ce petit livre, qui est assurément plein d'erreurs et qui nous parait ruiner la véritable piété envers la sainte Vierge, aussi bien que l'esprit de la religion et la solide dévotion des chrétiens. On y établit la dévotion envers la Vierge comme de nécessité de salut, ce que le concile de Trente n’a pas osé dire; et toute cette dévotion est réduite à réciter le psautier de saint Bonaventure ou plutôt le psautier du P. Coret. Cependant voilà sur quoi roule loute la dévolion de Liège, et le P. Goret

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