‹ Un janséniste en exilChapitre 81 sur 146 · Antoine-Joseph Arnauld, dit le chevalier de Pomponne · texte numérisé non relu

Antoine-Joseph Arnauld, dit le chevalier de Pomponne

Le P. Désirant!, de Liège, se plaignait ces jours-ci que Son Altesse se laissait gouverner parles jansénistes. Il a dit à deux personnes que, s’il rencontrait à la campagne un janséniste, il lui ferait voir qu'il a été capi- . taine de cavalerie, ou, dit-il en un autre lieu, qu'il lui donnerait un coup de pistolet. J'ai, en effet, un abrégé d’une exhortation latine qu'il fit à la congrégation, où il témoigna « qu'il était faux qu'il se fût vanté d’avoir permission d'arrêter M. Arnauld. Mais plût à Dieu que je l’eusse maintenant! Il ne demeurerait pas longtemps caché. Et, si je n'étais pas jésuite, je ferais quelque chose de plus. »

Quesnel à du Vaucel, à Rome

14 mars 1692.

IL me semble que rien n'est plus déraisonnable que de vouloir exiger quelque chose de la France pour donner des bulles à ceux qui n’ont pas été de l’assemblée de 1682. Cela est tyrannique. [Innocent XI à toujours offert les bulles sans conditions à ceux-là. La passion, l'ambition croissent toujours.

Comme on disait, ces jours-ci, à M. le premier président, que l'Eglise venait de faire une grande perte par la mort de M. Chéron?, ce magistrat répondit: « Et moi, je la tiens par là délivrée d’un grand fardeau. »

Il y a un P. d'Anjou, de l’Oratoire de Toulouse, qui a été envoyé à Bourges, parce qu'il avait commerce avec les filles de l'Enfance”.

Il y a un P. Le Fée, prieur des jacobins de Paris, qui prêche le carème à Beauvais. Il a eu différend avec

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