Déclaration de
bien valoir. Et voilà le bien que font à l'Eglise les
cardinaux de l’église romaine ! Que la vie est amère quand on voit tout cela, et qu’heureux sont ceux qui sont ensevelis tout vivants dans une solitude où ils attendent le siècle à venir, sans rien voir de l’iniquité
du siècle présent! Le pape est à plaindre de ce que
sa lumière ne va pas à beaucoup près si loin que son zèle et sa bonne volonté. Car je crois que, s’il connaissait les maux auxquels on veut faire servir son auto-
rité, il se garderait bien de la prêter pour cela. Je
voudrais que quelqu'un s’allât jeter à ses pieds et lui fit un discours fort pathétique, pour lui faire envisager l’état des maux de l'Eglise, et quel genre de secours on donne à ces maux par les bulles qu’on médite. M. du Til [Hennebel] ferait bien cela. Car il a le cœur tendre, et, comme il ne pourrait s'empêcher de répandre des larmes en parlant de la désolation de l’Eglise, il en tirerait des yeux du pape et lui toucherait le cœur en faveur de l’épouse de Jésus-Christ, dont on livre le sein à ses ennemis pour être déchiré par les funestes effets de la division que leurs passions y veulent entretenir et augmenter.
Foin des écriveurs de nouvelles! On avait dit que Monseigneur avait lu les {{/usions avec la princesse de Conti ; on dit que cela est absolument faux.
Quesnel à l'abbé Nicaise!
22 janvier 1693.
Je me trouve insensiblement arrivé à une nouvelle année, que je vous souhaite, Monsieur, très heureuse et très sainte. Et il faut qu'elle soit sainte pour être heureuse. Et, pour être sainte, elle doit être employée d'une manière utile au salut et qui puisse servir à glo-