‹ Un jeune homme pressé, vaudeville en un acte. Par E. Labiche. Représenté, pour la première fois, à Paris, sur le théatre de la Montansier (Palais-Royal), le 4 mars 1848Chapitre 14 sur 21 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

PONTBICHET, DARDARD.

darpard, entrant.

Eh bien ! ça marche là-haut ; j'ai choisi pour la chambre à coucher du velours amarante.

pontbichet, s 'approchant de lui d'un air fin. Ah ! je te connais, beau masque !

dardard, à part.

Qu'est-ce qu'il a donc ? [Haut.) Quant au salon, je voulais vous consulter...

PONTBICHET.

As-tu fini, portier ?

DARDARD.

Mais, beau-père !...

pontbichet , gouaillant.

Ah ça ! galopin, tu tiens donc toujours à épouser ma fille ?

DARDARD.

Certainement; mais...

PONTBICHET.

Eh bien ! moi, je te trouve impropre à cet usage...

DARDARD.

Comment l'entendez -vous ?

PONTBICHET.

Tiens 1 tu n'es qu'un mari de carnaval, savoyard 1

Tenez... vous avez bu quelque chose depuis mon départ... Pontbichet, vous doutez de moi ! de mon amour ?

PONTBICHET.

Enormément... petit polisson !

dardard, allant à la table et écrivant vivement quelques mots. Eh bien ! je vais vous convaincre... (Revenant et lui présentant un papier.) Voilà !... vous êtes convaincu !

PONTBICHET.

Qu'est-ce que c'est que ça ?

dardahd.

Un reçu de la dot de votre fille, quarante mille francs.

PONTBICHET.

Pourquoi faire?

DARDARD.

Si je n'épouse pas, je suis obligé de vous les rembourser; c'est un dédit, une fiche... êtes vous content?

FONTBICHET.

Je comprends... mais alors c'est très-sérieux.

DARDARD.

Je compte gagner ça sur vos gants.

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