‹ Un jeune homme pressé, vaudeville en un acte. Par E. Labiche. Représenté, pour la première fois, à Paris, sur le théatre de la Montansier (Palais-Royal), le 4 mars 1848Chapitre 16 sur 21 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

PONTBICHET, COLARDEAU, la voix de dardard.

colarueau, sortant de la chambre, à Pontbichet. Eh bien ! est-ce fait ? l'avez-vous criblé ?

Oui, c'est arrangé!... c'est lui qui épouse...

COLARDEAU

Dardard ?

dardard, dans la coulisse, très-haut.

Je vous demande la main de votre tille.

PONTBICHET.

Tiens ! le voilà qui fait sa demande en tremblant.

COLARDEAU

Mais ça ne se peut pas... je suis le premier... Depuis une heure vous girouettez... Pourquoi lui plutôt que moi?

PONTBICHET.

Pourquoi ? Colardeau, si tu avais des gants à envoyer en Angleterre qu'est-ce que tu ferais?

COLARDEAU

Moi?... je les mettrais aux messageries.

PONTBICHET.

Je vais te mettre sur la voie... Tu en ferais deux ballots... dans l'un... (Changeant d'idée.) Non, c'est trop fort pour toi. dandard, dans la coulisse, plus haut.

Je vous demande la main de votre fille !!!

une voix de vieille femme, répondant.

J'ai mes pauvres... je ne peux rien vous faire !

PONTBICHET.

Tu vois... ils sont à peu près d'accord... cependant je vais lui donner un coup de main... Adieu, Colardeau.

COLARDEAU

Mais écoutez-moi: si vous connaissiez mon amour...

pontbichet, de la porte.

Je m'en bats complètement l'orbite... Adieu, Colardeau. (Il entre chez sa femme au fond, à gauche.)

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