‹ Un jeune homme pressé, vaudeville en un acte. Par E. Labiche. Représenté, pour la première fois, à Paris, sur le théatre de la Montansier (Palais-Royal), le 4 mars 1848Chapitre 5 sur 21 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

PONTBICHET, COLARDEAU.

colardeau, dans la coulisse* Hein!... je dors!

PONTBICHET.

C'est égal, lève-toi.

colardeau, de même.

C'est vous, monsieur Ponlbichet?

PONTBICHET.

Oui, dépêche-toi. (La porte s entr ouvre, el la tête de Colardeau paraît coiffée d'un bonnet de coton.)

COLARDEAU

Vous êtes incommodé, beau-père ?

PONTB1CHET.

Non, Colardeau, je m'ennuie...

colardeau, riant très-fort.

Ah! ah! ah!

pontbichet, à lui-même .

J'ai encore dit quelque chose de drôle. (A Colardeau, qui rit toujours.) C'est bien... Je t'ai réveillé pour que tu me tinsses compagnie.

COLARDEAU

Compagnie? tout de suite ?

PONTBICHET.

Parbleu ! Ce n'est pas la semaine prochaine.

colardeau, riant.

Ah! ah! ah! (S' arrêtant tout-à-coup.) Cristi! Que j'ai envie de dormir.

PONTBICHET.

Voyons, quand tu resteras là... Entre.

COLARDEAU

C'est que je vais vous dire... je ne suis pas vêtu... Je suis en bannière.

PONTBICHET.

Habille-toi.

COLARDEAU

C'est que je vais vous dire... je n'ai pas mes habits, ils sont restés chez le costumier.

PONTBICHET.

Eh bien ! mets ton costume.

COLARDEAU

Oui, monsieur Pontbichet. (A part.) Cristi ! que j'ai envie de dormir!... (La tête de Colardeau disparaît.)

PONTBICHET, Seul.

Je vais le faire rire jusqu'au jour... ça m'occupera.

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