OBJETS A ÉTUDIER
powr chaque jour DE LA LUNAISON
3e /our. — Mer du Froid, Arzachel, Alphonse, Alpetagrius, Bode, Pallas, Archimède, Platon, Maginus, Mœsting, Thébit, Mur droit, Saussure, Morel, Lalande, Kirch.
9e Jour. — Tycho, Clavius, Eratosthène, Stadius, Timocharis. Pitatus, Gruemberger, Monts Ténériffe, Chaîne droite, Région à l'W. de Fontenelle, Gambart.
10 Jour. — Golfe des Iris, Copernic, Hésiode et la rainure à l'E, Wilhelm 1, Longomontanus, Heinsius, Pitheas, Lambert, Hélicon, Wurzelbauer.
j] Jour. — Boulliaud, Campanus, Mercator Reinhold, Monts Riphées, Hippalus, Capuanus, Blancanus, Tobias Mayer.
12 Jour. — Mer des Pluies, Gassendi, Aristarque, Hérodote, Marius, Flamsteed, Schiller, Mersenne, Doppelmayer.
1 3e Jour. — Schickhard, "Wargentin, Grimaldi, Hévélius, Séleucus, Cruger, Briggs.
4 Jour. — Mer de Smith,
Bouvard, Riccioli, Monts
Hercyniens, Cardan, Cordillères, Pythagore.
Hémus (Monts)
NW.
Ménelaus
NW.
Hercule
NE
Mercator
Hercyniens (Monts)
Mercure
NW.
Hérigonius
Mersenne
Hérodote
NE
Messier
Herschel
NE
Milichius
NE
Herschel C
Miller
Herschel J.
NE
Moigno
NW.
Hésiode
Mosting
Hevélius
NE
Mur droit
Hind
Mutus
Hipparque
S vv.
Nasireddin
Hypathie
Néandre
Inghirami
Néper
NW.
Isidore
Nicclai
Jacobi
Niccllet
Janssen
NW.
Œrsted
NW
Jules César
Oken
Kant
Oriani
NW.
Kastner
Pallas
NE
Kepler
NE
Pentland
Kiès
Pétavius
Kirch
NE
Philolaus
NE
Kircher
Phceylide
Kraft
NE
Piazzi
NE
Kunowsky
NE
Picard
NW,
Lacroix
Pioo
NE
Lagrange
Piccolimini
Lahire
NE
Pictet
Lalande
Pitatus
Lambert
NE
Pitiscus
Landsberg
Plana
LaDgrenus
Platon
NE
Lapeyrouse
Playfair
Lassell
Pline
NW
Lavoisier
NE
Plutarque
NW
Legendre
Polybius
Lehmann
Pontanus
Leibnitz (Monts)
Pontécoulant
Lemonnier
NW.
Posidonius
Letronne
Proclus
NW
Leverrier
NE
Prom. Heraclides
NE
Lexell
Piom. Laplace
NE
Licetus
Ptoîémée
Lichtenberg
NE
Pythagore
NE
Lilius
Pythéas
NE
Lindenau
Rabby
Linné
Ramsden
Longomontanus
Keichenbach
Lubiniezky
Reiner
NE
Maclaurin
Reinhold
NE
Maclear
Repsold
NE
Macrobe
NW.
Rheita
Maj<inus
Rhéticus
NW.
Mairan
NE
Ricci
Manilius
Riccioli
Manzinus
Riphées (Monts)
Maraldi
Ritter
NW.
Marinus
Rœmer
Marius
Rocca
Maskelyne
Rook (Monts)
Maurolycua
Rosen b'-rger
Mayer Ch.
NW.
Ross
NW.
Rost
Sabine
NW.
Sacrobosco
Santbech
Sasseride
Saussure
Schneiner
Schiaparelli
NE
Schickard
Schiller
Schrœter
Schubert
NW.
Secchi
NW
Segner
Seleucus
NE
Sharp
NE
Short
Snellius
Sommering
NE
Sosigène
NW.
South
NE
Stadius
NE
Steinheil
Stévin
Stiborius
Stœfler
Strabon
NW.
Straight Range
NE
Street
Struve
NE
Taruntius
NW.
Taurus (Monts)
NW.
Taylor
Thaïes
NW.
Théetète
NW.
Thébit
Théophile
Tiraée
NE
Timocharis
NE
Tobie Mayer
Toncelli
Tralle
NW.
Triesnecker
NW.
Tycho
Ukert
NW.
Ulugh Beigh
NE
Véga
Vendelinus
Vieta
Vitello
Vitruve
NW.
Vlacq
Walter
Webb
Weigel
Werner
Wichmann
Wilhelm I
Wolf (Monts)
NE
Wurzelbauer
Zagut
Zuchius
Zupus
Par leurs poussées formidables, les gaz intérieurs sur la Lune ont soulevé l'écorce qui s'est ensuite affaissée donnant lieu le plus souvent à la formation des grands cirques.
et continuons notre voyage à vol d'oiseau, en aéroplane si vous voulez.
Votre première impression devant cette nature tourmentée vous fera involontairement songer à un vaste district volcanique, mais en y regardant de plus près vous vous rendrez facilement compte de votre erreur.
Les véritables volcans lunaires sont à peine visibles dans nos plus forts instruments.
Les grands cirques étalés sous vos yeux sont toujours de vastes plaines entourées de remparts.
, Ce sont d'abord Hipparque et Ptolémée mesurant près de 200 kilomètres de diamètre: l'arène intérieure est com
blée de bouches éruptives que nous ne saurions compter. De larges vallées s'ouvrent au sud de Ptolérnée vers Alphonse et Arzachel et, rien sur la Terre ne saurait nous donner une idée d'un tel bouleversement orographique. Des pics de 2 000, 3 000, 4 000 mètres surplombent des trous béants de 20 kilomètres de largeur : des cônes volcaniques se sont ins tallés par centaines sur leurs flancs abrupts et dénudés ; puis, sur de vastes étendues, le sol s'est affaissé, déterminant des failles gigantesques comme en cette région de la mer des Nuées où l'arène d'un ancien cirque s'est fendue en deux. Toute une moitié s'est affaissée et les deux lèvres de la faille ont actuellement
Parfois LêCûtcê ti«»p résistante s'csl fendillée comme dans les rainures de TriesnecUr (D'après les clichés >h Kvieger.)
Le mur dboit lunaire ayant la forme d'une épée. [Cliché de l'Observatoire de Paris.) (Dessin de Vabbè Moreux.)
une différence de niveau de 700 à 800 puissamment modelé, cavité profonde
mètres : c'est le mur droit visible près que surplombent des montagnes de plus
de Birt et qui affecte par certains éclai- de 5 000 mètres de hauteur, vaste arène
rages la forme d'une épée. de 228 kilomètres de diamètre.
Plus au sud, le relief s'accentue en- Derrière nous, sur la gauche, Mauro-
core vers Tycho et Maginus. lycus et Stœfler déjà envahis par la nuit,
Puis voici Ciavius avec son rempart ne laissent apercevoir que l'extrémité
I DU Mil: DROIT LUNAIRE! C*E UNE FAILLE GIGANTESQUE PRÉSENTANT UN TALUS VERTICAL DE 800 MÈTRES DE HAUTEUR-
Fac-similé d'un cliché négatif dl: la Lune.
Sur le bord de droite les cirques e traînées rayonnantes sont des cirques du SoleiJ
la nier des Crises sont bien visibles. Les points noirs avec
imme Tyeho et Copernic lllnminés d'aplomb par !<•> rayons
l. image esl renversée, le Su«i est en haut.)
brillante de leurs fantastiques sommets.
Mais le pôle Sud de la Lune nous réserve une plus grande surprise. Sur le ciel noir se profile une gigantesque chaîne de montagnes beaucoup plus élevées à proportion que notre Himalaya, puisque les pics des monts Leibnitz dépassent probablement 7 800 mètres. A côté de ces géants lunaires les monts Dœrfel présentent leurs masses imposantes où Schrœter et Màdler ont mesuré des sommets de 8 000 mètres d'altitude.
Là s'arrête l'œil de l'astronome. La Lune, nous l'avons vu, montre toujours la même face à la Terre. De quelle nature est constitué l'autre côté? Mystère? Et aucun être humain ne pourra jamais le résoudre. Certains savants prétendaient autrefois qu'en vertu de l'attraction terrestre, la Lune avait dû se déformer, prendre la forme d'un œuf dont le côté le plus allongé était dirigé vers nous.
D'autre part, il nous a été facile de nous rendre compte de l'absence d'atmosphère 6ur la partie visible de la Lune.
Mer de I
aciion
trémie
arais
des Brouillard
CorRRES DE NrVBàD STR LA LUNB, n'APRÈS Fl
Les parties blanches sont les plus 61
Régions lunaires sujettes, probablement, a des variations périodiques.
En vertu de la réfraction, nous savons en effet que tout rayon lumineux se courbe en traversant notre couche d'air et c'est pour cette raison que le Soleil est visible un peu avant son lever et un peu après son coucher.
De même, lorsque la Lune passe devant une étoile, s'il y a réfraction, donc atmosphère lunaire, l'astre ne disparaîtra pas au moment précis donné pour le calcul et le temps de l'occultation sera abrégé.
Eh bien, jamais l'observation n'a été en désaccord avecla théorie et voilà pourquoi les partisans de l 'atmosphère lunaire, obligés de battre e::
retraite sur ce point, n'ont pas tout à fait abandonné la partie. « Si la Lune, disent-ik, est plus allongée de notre côté, la face opposée est plus près du centre, donc plus basse, et c'est précisément en cette région que l'air b'< 3l accumulé. »
Malheureusement, les mesures résultant des courbes de niveau tirées sur la Lum par le l)r Fram n'ont pas cou-
Comment est rait l'hémisphère de la Lune qu'on ne voit jamais? Si, comme sur la Terre, à toute dépression correspond une élévation aux antipodes, l'autre côté de la Lune doit avoir l'aspect de la figure de droite.
firme cette manière de voir. La Lune est bien un corps grossièrement sphérique ; tout au plus pourrait -on concéder que les affaissements, d'ailleurs peu importants, se sont produits comme sur la Terre suivant une loi que nous étudierons dans un autre volume et qui montre que l'aspect de la face opposée ressemblerait vaguement au dessin que nous en donnons
Au reste il n'est pas tout à fait exact que nous ne voyions qu'une moitié de -la Lune.
Notre satellite effectue bien, en effet, les mouvements de rotatio^ et de révolution dans le même temps, mais l'orbite décrite est une ellipse.
Lorsrjue la Lune a tourné d'un quart dans -on mouvement orbital, file a effectué sur ellemême un peu plus; d'un quart
Si I.i Lune possédait une atmosphère, en passant oevant
an 'toile, la couche d'air courberait le rayon lumineux et
abrégerait le temps de l'occultation.
de sa rotation. Un astronome placé sur la Terre aperçoit donc à chaque lunaison une bordure ou un fuseau latéral qu'il ne verrait jamais si la Lune, dans son mouvement autour du globe terrestre, décrivait une circonférence.
Grâce à ce phénomène de Vibration, la Lune paraît posséder une sorte de balancement, en raison duquel nous connaissons un peu plus de la moitié de sa surface. Des phénomènes analogues dus à d'autres causes nous laissent apercevoir une frange du côté du nord et du midi. Eh bien, tout nous fait supposer que l'autre moitié de la Lune offre une constitution analogue à celle que nous voyons.
Mais il est temps de revenir sur la Terre que nous apercevons toujours en plein ciel. Déjà le Soleil se coufhe et son mince segment bleu va hientôt dispa-
Si
raître à l'horizon. Les ombres allongées annoncent déjà l'approche de la nuit lunaire. Le froid commence à nous envahir. Fuyons ces plaines sans fin, ces pics monstrueux, ces contrées de mort et de désolation, ces paysages muets, ces solitudes effrayantes, ces anfractuosités noires semblables à des tombeaux, ces mornes
granitiques, ces sommets effrayante où ne passent plus les rafales, ces aiguilles élancées dont rien ne vient détruire l'équilibre, ces déserts que la vie a quittés pour toujours; fuyons le pays du silence éternel, ces visions apocalyptiques, ces sépulcres terrifiants que l'ange de la mort & fermés de ses ailes glacées.
>ÉÉ*«