‹ Un jour dans la luneChapitre 12 sur 20 · CHAPITRE VU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VU

lia Uutie, les garées et les Changements de temps,

Nous avons vu dans les chapitres précédents que la Lune attirait la Terre, comme cette dernière exerce une attraction sur s-:n satellite; lintensité n'e^t évidemment pas la même puisque les masses sont dans le rapport de 1 à 81,5.

Cette attraction de la Lune s'exerce

-i bien sur les objets terrestres et ceci facile à comprendre. Si vous répandiez de la limaille de for à la surface d'un aimant, les particules se colleraient 9Ur le métal aimanté, et en présentant non loin de là un aut : e aimant puissant, vous concevez fort bien que l'action de ce seaimanl aurai! pour effet de diminuer ' ion du premier.

Lorsque la Lune passe entre le Soleil et la Terre, par exemple, cV.e doit donc ajouter son action à celle du Soleil et les objets terrestres doivent être i ttirés quelque peu par la masse des deux globes,

mais surtout par celui de la Lune qui est fort rapproché.

11 faut des observations bien délicates pour mesurer cette diminution dans l'intensité de la pesanteur, mais le phénomène prend cependant des allures facilement mesurables lorsqu'on le considère dans la somme des actions qui s'exercent sur l'enveloppe des océans : il donne lieu à un soulèvement périodique connu nous le nom de marée.

Toutes les fois, en effet, que la Lune passe au-dessus d'une région terrestre, les particules d'eau étant moins attirées par Ja Terre sont soulevées vers la Lune, toute la masse se porte vers l'endroit précis où l'attraction lunaire est la plus forte et le phénomène se déplace suivant le cours de notre satellite et sa mardis dans le ciel.

Il est plus difficile de comprendre

première vue que cette sorte de bourrelet océanique, d'élévation des eaux en face de la Lune, doive se produire en la région opposée de la Terre, c'est-à-dire aux antipodes. Et cependant théoriquement il en doit être ainsi.

Aux antipodes du lieu où la Lune est au méridien, toutes les particules de l'océan situées plus loin de notre satellite que le centre de la Terre subissent une attraction plus faible. Elles ont donc moins de tendance à se rapprocher de la Lune, et par conséquent à subir un retard pour se porter vers l'astre des nuits ; il doit donc y avoir haute mer.

Si cette explication vous paraît difficile à saisir, retenez-en au moins ceci : Toute molécule d'eau située au delà de la Terre par rapport à la Lune subit de ce fait une attraction minimum de la part de la Lune; donc, à l'opposé de la Lune l'élément liquide est moins pesant que dans les régions d'à côté; or la Physique démontre que si l'on introduit des liquidée de densité différente dans les deux branches d'un tube recourbé en forme d'U, pour que l'équilibre subsiste, le liquide le moins pesant doit avoir une plus grande hauteur.

Et c'est précisément ce qui se passe dan6 l'océan à l'opposé de la Lune.

Cette explication simple n'a cependant pas été

connue des anciens. Il leur eût suffi, en effet, de noter que le phénomène défi ma-

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